Négociations dans le cadre de la crise sociale : Le gouvernement et les syndicats tournent en rond

Publié le par L'informateur

Le gouvernement et les centrales syndicales se sont retrouvés, vendredi 08 juin, à Cotonou autour de la table des négociations.  Mais rien de concret n’est sorti de cette énième rencontre.

 

Les pourparlers  gouvernement-syndicats n’évoluent toujours pas. On assiste à une forme de jeu d’enfant entre les deux parties.

Le Premier ministre Pascal Irénée Koupaki, le ministre de la fonction publique Mamouna Kora Zaki, les responsables syndicaux  Gaston Azoua, Pascal Todjinou, Dieudonné Lokossou, Georges Kakaï Glèlè et consorts se sont retrouvés pour le dénouement de la crise sociale. Sauf que la montagne accouche d’une souris. Ils ont joué à une partie de plaisir.

Si les centrales syndicales montent la barre très haut, les négociateurs gouvernementaux la rabaissent. Les premiers souhaitent le maintien des 25%  accordés  aux travailleurs du ministère des finances et son élargissement aux autres agents de l’Etat. Les seconds  soutiennent mordicus le contraire. « Un coefficient de 1.25 est égal à 22 milliards. Demander au gouvernement de sortir 22 milliards, ça ne va pas », s’obstine à défendre Pascal Koupaki.  Les partenaires sociaux  encore moins les membres du gouvernement ne veulent pas faire de compromis.

Les discussions  se sont focalisées sur ces deux points. Un dialogue de sourds s’installe. Les débats ont été houleux. Chacun tire le drap de son côté au point où le tissu  s’est déchiré. Comme l’étoffe s’est disloquée,  les deux parties se sont levé dos-à-dos.

Pour une énième fois, les négociations gouvernement-syndicats ont connu un échec patent comme les précédentes. Les fameux 25% sont les seuls acquis pour les travailleurs du Mef. Encore que la Cour constitutionnelle de Robert Dossou aidant, le gouvernement Boni Yayi rapporte le décret n° 2011-335 du 29 avril 2011 portant institution d’un coefficient de revalorisation des traitements indiciaires des agents de l’Etat du ministère de l’économie et des finances (Mef).

La main gauche le donne et la main droite le reprend. Les controverses entre les syndicats et le gouvernement se poursuivent sans espoir.

 

Aziz IMOROU

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