Négociation chef de l’Etat- Corps sociaux : Les syndicalistes dans la rue demain

Publié le par L'informateur

Les enseignants entendent battre le macadam dans la journée de demain. Ceci en réponse à la rencontre avec le chef de l’Etat qui les a - estiment ils - humiliés. C’est une mesure qui ressort de leur décision après concertation avec la base à la bourse du travail.

La rencontre avec le chef de l’Etat ne s’est pas déroulée sans peines. En effet les syndicalistes sont sortis des négociations avec des bleues. Au cours de la rencontre d-hier tenue à la bourse du travail, ils ont pris des résolutions pour faire entendre leur ras-le-bol. Trois résolutions  sont à prendre compte dans le camp des grévistes en concertation hier. Les syndicalistes profitent de la journée de grève pour de tenir une assemblée générale sur les lieux de rencontre habituelle. Ce serait un moment de rencontre, de concertation en vue de ressouder la base par rapport au mot d’ordre du reversement de la prime à l’incitation à la fonction enseignante. Des recoupements, il ressort que sur l’ensemble du territoire national, les enseignants se mobilisent afin d’une unité d’action et de tenir le rang.  Sur un deuxième plan, les syndicalistes entendent battre le macadam pour s’insurger contre l’humiliation. D’ailleurs cette journée est dénommée journée de protestation contre l’humiliation subie par les secrétaires généraux  des centrales syndicales. Bien évidemment les enseignants maintiennent leur motion de grève comme par le passé.

C’est la nouvelle donne dans le camp des enseignants grévistes. De ce côté, les secrétaires généraux des centrales syndicales estiment avoir fait assez de concession. Les syndicalistes souhaitent qu’après la reconnaissance du retrait de la prime à la fonction enseignante, que le gouvernement fasse le pas pour un protocole d’accord sur une certaine durée afin de la remettre en application. Toute chose que le gouvernement béninois ne partage pas. En attendant de mettre en application la kyrielle de sanctions brandies pour les dissuader, le gouvernement les exhorte à reprendre sans condition le chemin des classes.

Mais les syndicalistes restent sourds à cet appel. Les initiatives lors de la rencontre d’hier montrent du moins que les enseignants n’entendent pas reprendre les classes sans une expression écrite de l’Etat de la gestion de leur motion de grève qui a démarré depuis le 24 janvier.

Au demeurant, le bras de fer se poursuit entre le gouvernement et le syndicat. Pour cette semaine la grève est maintenue. L’incertitude  plane sur la semaine prochaine. Et à l’allure où vont les négociations rien ne présage d’un mieux être d’ici la semaine prochaine.

Oswald DOSSEY

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