Multiplication des conflits frontaliers intercommunaux : "Pahou-Tori Bossito" rejoint la longue liste

Publié le par L'informateur

Les populations de Pahou et celles de Toribossito ont assisté la semaine dernière à ce qui auparavant relevait de situations familiales. A la hauteur de la cité Dossoumon entre Pahou et Tori, un conflit armé a éclaté entre les populations se réclamant administrées de l’une ou l’autre des deux communes du département de l’Atlantique/Littoral. C’était le mercredi 21 décembre 2011. De quoi est-il question ?

Sur la route inter-état Cotonou Ouidah, et à mi-parcours il y a la cité de Pahou, un arrondissement de la commune de Ouidah. Au carrefour de Pahou tout juste après les rails de l’Ocbn, il y a un débranchement à droite descendant de la voie bitumée Cotonou-Ouidah. Cet embranchement droit conduit à Tori, une commune mitoyenne de celle de Ouidah. A quelques dizaines de mètres du carrefour de Pahou, est la cité Dossoumon. Cette cité est l’élément central qui constitue la pomme de discorde entres les populations de ces deux communes. En fait Cité Dossoumon est la frontière physique entre Ouidah et Tori.  Cette cité est aujourd’hui l’objet de la dispute entre les populations des deux communes, Ouidah et Tori. De quelle juridiction dépend la Cité Dossoumon ? Telle est en fait la vraie question. Jusque-là la décentralisation a fait de la Cité de Dossoumon un partie de la ville de Pahou. Or Pahou est un arrondissement de Ouidah. Autrement dit la loi sur la décentralisation reconnaît à la Cité Dossoumon comme relevant de l’autorité communale de Ouidah. Malheureusement une histoire a un cours et très souvent il est difficile d’en faire un fait établi. Il y a donc eu certaines personnes qui se sont trouvées le titre de connaisseurs de l’histoire territoriale des deux communes, hélas ! Cela n’a conduit qu’à des événements malheureux.

Le conflit qui eut lieu a entraîné des batailles rangées avec de dizaines de blessés. Le chef du village de Dossoumon, n’a pu avoir sa vie sauve que par ses administrés qui se sont constitués en bouclier humain pour la protection de leur chef de village.

La gendarmerie arrivée sur les lieux a procédé à de nombreuses arrestations qui devront répondre de leur insubordination devant les autorités judiciaires en temps opportuns. Après ses propres vérifications, la gendarmerie élargira certainement la liste des désordonnés et combattants.

Claude ALOFA

Publié dans Société

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