Mouvement dans l’éducation : Les enseignants boycottent la grève de la Fésen

Publié le par L'informateur

La Fédération des syndicats de l’éducation nationale (Fésen) a déclenché, hier, une grève de 48 heures. Mais les enseignements ont boycotté le  mouvement.

La grève de 48 heures  n’est pas suivie. De Malanville à Sakété et de Illakodji à Illara, le contat est le même. Les enseignants et les élèves sont allés l’école.

« Nous n’avons pas reçu une motion de grève. Les enseignants sont en classe. Nous travaillons normalement. Les cours se déroulent bien », a déclaré un chef d’établissement à Porto-Novo. « Le gouvernement nous a fait trop de mal. Mais nous sommes venus dispenser les cours aux élèves», a précisé un enseignant. « On veut sauver ce qui peut l’être encore. On va renouer avec les grèves dès la rentrée scolaire prochaine. En attendant, on veut sauver l’année scolaire. », a expliqué un responsable syndical.

Les classes ont ouvert leurs portes et fenêtres. Les enseignants sont présents. Les élèves aussi. Les activités pédagogiques se déroulent normalement au Ceg de Djassin, au  Lycée Béhanzin à Porto-Novo.  Les usagers du Ceg Nokoué, du lycée Coulibaly et d’autres établissements scolaires  de Cotonou sont travaillent dans les écoles.

Or, l’appel à la grève de la Fésen est clair. « Cher enseignant, tu as su par le passé affronter des situations plus difficiles que celles que t’impose le gouvernement, qui pense ce faisant, te réduire au silence. Méprise donc les intimidations de toutes part pour aller en grève de protestation les 8 et 9 mai 2012 », peut-on lire dans le communiqué de la Fésen.

Les revendications de la Fédération des syndicats de l’éducation nationale sont multiples et multiformes. Entre autres, on peut citer,  « la rétrocession sur les salaires de mai 2012  des défalcations illégalement opérées en mars et en avril » et « la réouverture sans délai  des négociations Centrales/gouvernement.

Bien que les éducateurs adhèrent à cette plate forme revendicative, ils trouvent inopportune ce mouvement de débrayage. L’appel de la Fésen n’est pas entendu. Les hommes de la craie ont vaqué à leurs préoccupations éducatives comme si de rien n’était. Chacun d’eux est au poste. Mieux, ils dispensent les cours aux apprenants qui ont perdu beaucoup  dans les grèves perlées de janvier à mars.

La grève de la Fésen n’a pas été observée.

Aziz IMOROU

Publié dans Société

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