Mouvement dans l’éducation dès ce jour : Les enseignants divisés sur la grève

Publié le par L'informateur

Malgré la défection au sein des enseignants, la Fésen/Cstb déclenche, dès aujourd’hui, une grève de 48 heures dans le secteur éducatif. 

« Cher enseignant, tu as su par le passé affronter des situations plus difficiles que celles que t’impose le gouvernement, qui pense ce faisant, te réduire au silence. Méprise donc les intimidations de toutes part pour aller en grève de protestation les 8 et 9 mai 2012 », peut-on lire dans le communiqué de la Fésen/Cstb.

Le Sg/Fésen/Cstb Eustache Zinzindohoué et les siens  vont fermer les fenêtres et les portes des classes pendant  deux jours. Les élèves seront encore abandonnés. Ce sont les conséquences du mot d’ordre de la Fédération des syndicats de l’éducation nationale (Fésen)  affiliée à la Cstb de Gaston Azoua.

Les éducateurs  vont en grève  pour exiger la satisfaction des revendications.  Entre autres, on peut citer,  « la rétrocession sur les salaires de mai 2012  des défalcations illégalement opérées en mars et en avril » et « la réouverture sans délai  des négociations Centrales/gouvernement ». Ce sont les revendications des grévistes. Ils entendent paralyser toutes les écoles sur le territoire national.

En mars dernier, le gouvernement a opéré des défalcations sur les salaires des hommes de la craie pour fait de grève. Certains ont subi la défalcation de 11 jours. Et d’autres ont connu 17 jours. Mais d’autres encore ont supporté 20 jours. Les enseignants ont connu, en avril,  le même sort. Le hic est que les revendications des grévistes ne sont pas satisfaites. Le pourvoir les a renvoyés à l’école sans négociation.

Une telle situation ne présage pas le bon déroulement des cours dans les classes. La grève sur le tas devient la deuxième arme des éducateurs. Les apprenants en font les frais.  Les programmes ne sont plus exécutés convenablement dans les établissements scolaires.

Le Front s’oppose au débrayage

Une frange d’enseignants s’oppose à la grève de la Fésen/Cstb. Certains hommes de la craie réunis au sein du Front des trois ordres de l’enseignement veulent faire défection. Ils entendent aller en négociation sans déclencher une quelconque grève. Ces éducateurs se préparent pour se rendre dans leurs écoles respectives. Les militants du Front entendent dispenser les cours dans les classe comme si de rient n’était. Les responsables syndicaux ont lancé, la semaine écoulée, un appel aux enseignants sur toute l’étendue du territoire national dans ce sens. Un mouvement de débrayage qui est déclenché sur fond de division.

La grève des enseignants a des répercussions sur les écoliers et les élèves. Et surtout, les apprenants des classes d’examen ne savent plus à quel se vouer.

Aziz IMOROU

Publié dans Société

Commenter cet article