Mobilisation des recettes douanières : Les douaniers remplacent désormais Bénin Control

Publié le par L'informateur

Un incident et d’aucuns diraient que c’en est fini pour une si belle aventure : le programme de vérification interne (Pvi) qui devrait permettre de mieux renflouer les caisses de l’Etat. A l’origine, un mécontentement exprimé par les agents de Bénin Control. Pour le chef de l’Etat, il ne faut pas réfléchir longtemps avant d’apporter la réplique. Désormais, la douane est à nouveau aux commandes. Mais dans quel intérêt ?

La crise entre l’exécutif et Bénin control chargé de la mise œuvre de la nouvelle politique gouvernementale en matière de mobilisation des recettes douanières s’accentue. On savait que çà n’allait plus très bien entre ces deux partenaires ; au point où certaines voix se sont élevées pour réclamer la résiliation d’un contrat signé pourtant avec des garanties solides ; Patrice Talon sachant prévenir le pire… Ainsi donc, la crise entre ce dernier et le gouvernement béninois a atteint son paroxysme. Dans la nuit du mardi 27 mars 2012, les agents de Bénin control ont lâché du lest. Pour la plupart, ils n’étaient plus présents au poste. Selon nos sources d’information, ils expliquent cette donne par le fait qu’ils subissent des menaces sans cesse. Ces agents ne se retrouvaient alors plus dans une situation qui leur permette de travailler en toute quiétude. C’est donc pour leur propre sécurité qu’ils ont été contraints de ne pas aller honorer leur engagement.

En revanche, la solution trouvée par le chef de l’Etat est leur remplacement. D’où le retour des douaniers. Bénin contrôle n’est donc plus aux commandes. En tout cas pour le moment.

Deux questions peuvent préoccupées eu égard à la situation.

D’abord, est-ce qu’il est loisible à Bénin control, suivant les termes du contrat qu’il a signé avec l’Etat d’abandonner sans commune mesure le boulot sous prétexte que ces agents sont en insécurité ? Cette raison est-elle suffisante pour que sans le moindre constat d’un huissier par exemple, qu’on refuse d’aller travailler ? Puisqu’il s’agit de la mobilisation de recettes douanières dans un pays dont le budget est essentiellement fiscal et qui résiste mal par ces moments aux affres de la crise économique.

De l’autre côté, on est à se demander si l’Etat pouvait prendre ses responsabilités aussi facilement sans le moindre dialogue avec son partenaire, même si cet arrêt brusque de travail met en difficultés le trésor public.

Dans tous les cas, il urge que les deux protagonistes s’asseyent pour trouver une solution idoine à la crise. Autrement le terrain judicaire n’arrangera personne.

Laurent A.

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