Mission de la Fifa au Bénin : « Les dissidents se sont mis hors jeu », selon Primo Corvaro et Prosper Abéga (La Fifa ne reviendra pas sur sa décision)

Publié le par L'informateur

En mission de travail au Bénin avec le  Comité Exécutif de la Fédération Béninoise de Football dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de coopération qu’ils ont démarré depuis janvier 2011, Primo Corvaro et Prosper Abéga de la Fifa et de la Caf ont profité de leur séjour pour échanger avec la presse sur un certain nombre de situations en rapport avec la crise qui secoue le football béninois.

Venus à Cotonou pour une mission officielle de la Fifa et de la Caf, dans l’exécution de la feuille de route d’assistance au comité exécutif de la Fédération Béninoise de Football, les experts de la Fifa Primo Corvaro et Prosper Abéga ont donné une occasion à la presse béninoise de comprendre un certain nombre de situations et d’attitudes des deux institutions de gestion du football. En fait, l’objectif de la mission des deux experts de la Fifa et de la Caf est de commencer à trouver les pistes de révision des statuts de la Fédération Béninoise de Football. Mais en marge de cette activité qui les a amenés à rencontrer les membres du comité exécutif hier matin à l’hôtel Novotel de Cotonou, les deux hommes ont clarifié un certain nombre de points en rapport avec la crise.

Des employés de la Fifa

Avec la crise, certains béninois laissent croire à l’opinion que les deux experts ne sont des agents mandatés et assermentés de la Fifa et de la Caf. Primo Corvaro et Prosper Abéga ont d’entrée clarifié cette situation. Ils ont ainsi clairement signifié à ceux qui en doute encore et à ceux qui, par ignorance ou par mauvaise foi colportent ces allégations qu’ils sont bien des employés de la Fifa et de la Caf. Les deux experts ont annoncés que s’ils sont au Bénin, c’est parce qu’ils sont envoyés par les deux instances de football.

 Objectifs de la mission

L’objectif de leur déplacement au Bénin se situe dans la continuité de leur feuille de route entamée depuis janvier 2011 où ils ont effectué leur première mission au Bénin. Aujourd’hui, ils sont à Cotonou pour commencer à baliser le terrain pour la révision des textes de la Fébéfoot qui ne sont plus à la page. Cette révision des textes doit se faire avant l’assemblée élective d’août 2013 parce que c’est avec ces textes que le nouveau Comité Exécutif sera élu.

 De la question des dissidents

Pour les experts de la Fifa et de la Caf, la position de la Fifa est très claire. Du moment où les dissidents se sont écartés des normes réglementaires en vigueur en ne respectant pas les articles 13 et 17 des statuts de la Fifa, ils ont choisi la mauvaise voie. Après avoir échoué devant le Tribnal Arbitral des Sports (Tas) de Lausanne qui en ce moment était compétent à leurs yeux, ils saisissent maintenant les tribunaux ordinaires. Selon eux, le camp Attolou suit des voies qui ne sont pas acceptées par la Fifa et la Caf ; ce qui est inadmissible. Pour Prosper Abéga, en se comportant ainsi, « les dissidents se sont mis hors jeu » ; plus grave, le football béninois souffre de leur rigidité.

L’épée de Damoclès toujours suspendue

Pour les deux experts, la Fifa ne reviendra pas sur sa décision du 5 mars 2012. De ce fait, si une autre juridiction donnait encore raison au camp Attolou, il y aurait ingérence de tiers dans les affaires du football béninois et la Fifa donnera d’abord un délai d’avertissement avant de suspendre le Bénin. Ainsi, l’épée de Damoclès plane toujours sur le football béninois si les prescriptions de la Fifa n’étaient pas suivies à la lettre.

 De l’absence d’un tribunal arbitral national de sport

Les dissidents ont souvent argué de l’absence d’un Tribunal arbitral national pour justifier la saisine d’un tribunal ordinaire. Primo Corvaro et Prosper Abéga ont balayé cet argument du revers de la main. Pour la mise en place d’un tribunal local n’est pas une obligation, selon les statuts de la Fifa et même de la Fébéfoot. En son absence, l’association nationale qui a déjà accepté respecter  les textes de la Fifa doit recourir au Tas de Lausanne. Cet argument est donc irrecevable. Ils estiment d’ailleurs que c’est parce que les dissidents l’ont bien compris qu’ils ont attaqué demandé le Tas de Lausanne. Ainsi, il n’est pas question qu’aujourd’hui ils reculent en attaquant devant des tribunaux ordinaires.

A propos de l’ingérence

Selon les experts, la Fifa et la Caf n’ont jamais demandé au gouvernement béninois de surseoir à une décision de justice. Mieux, le gouvernement béninois n’a pas suspendu la décision de la Cour d’Appel de Cotonou.

Du dialogue

Face à tout ce qui a été observé, il apparait clairement que la Fifa ne peut accepter les allégations du camp Attolou qui s’est mis hors jeu. Mais pour régler les problèmes que posent les textes, il faut les toiletter. Pour y arriver, il faut que tous les acteurs soient impliqués. Il faut que les acteurs de tous les bords dialoguent. Mais la logique d’affrontement, la logique conflictuelle des dissidents ne permet pas cela.  Le dialogue est nécessaire pour construire le football béninois. C’est pourquoi, Primo Corvaro avertit de la logique suicidaire des dissidents qui doivent se mettre dans les rangs en respectant les prescriptions de la Fifa et en participant à la refonte des textes. Le président Anjorin Moucharaf y souscrit d’ailleurs. Lui et son comité exécutif sont ouverts à tous pour la relance du football béninois.

Publié dans Sport

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