Mesures de rétorsion suite à la grève des enseignants : Les premières défalcations opérées sur le salaire de mars

Publié le par L'informateur

Les enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire n’auront pas leur salaire à bonne date. Du moins, leur paye accusera un retard. Le ministère des finances, en phase avec les mesures   -   défalcations-  prises par le gouvernement béninois il y a de cela quelques jours, à travers le conseil des ministres est passé à la phase pratique. De fait, les enseignants vont subir les rigueurs de la décision de l’exécutif béninois. D’une source proche du ministère des finances et de l’économie, des ponctions sont opérées sur le salaire des enseignants. Une décision qui jette de l’huile sur le feu quand on sait que depuis quelques jours, le gouvernement béninois par le biais du président de la République manie le bâton et la carotte.  A l’appel du sursaut patriotique du chef de l’Etat avait fait suite la menace de la défalcation et de la radiation brandies depuis la semaine dernière par le gouvernement.  Pour faire entendre raison, le président Yayi Boni a invité les représentants des corps sociaux à discuter avec les enseignants. Afin de leur faire comprendre la nécessité de l’heure qui est la reprise des cours quitte à négocier par derrière, de cette situation de la prime à l’incitation à la fonction enseignante.

Une solution n’est pas encore trouvée à la crise. Du moins, pour l’heure les enseignants ont rejoint les classes sans pour autant reprendre effectivement les cours. Car le constat est là ; la grève est diversement suivie dans les écoles et collèges de Cotonou. C’est dire qu’on ne peut pas arguer d’une reprise définitive des cours et dans le temps de les exhorter à reprendre les cours on leur applique la loi de la défalcation sur salaire. C’est une pilule qui a du mal à passer pour les enseignants qui n’ont pas eu gain de cause sur leur revendication et subisse en outre le contre coût de la loi par rapport à la défalcation sur salaire. Toute chose qui n’appelle pas à l’apaisement.

En somme le gouvernement reste ferme sur sa position de faire reprendre les cours aux enseignants sans satisfaire leur revendication salariale. Cette défalcation sur la paye du mois de mars annonce que l’exécutif béninois est dans la logique de radier les enseignants dans les prochains jours de la fonction publique. Pour l’heure ce sont les salaires qui subissent le coût des débrayages du mois de février.

Oswald DOSSEY

Publié dans Actualité

Commenter cet article