Menaces de la Fesyntra/Finances suite à l’annulation des 25% des agents du Mef : Le budget 2012 en sursis

Publié le par L'informateur

Les travailleurs du ministère de l’Economie et des Finances (Mef) ont tenu, hier, une rencontre à Cotonou pour  dénoncer  la décision de la Cour constitutionnelle relative à l’annulation des 25%  à eux accordés en avril dernier.  Si rien n’est fait pour calmer leurs ardeurs, ils entendent passer à une vitesse supérieure pour bloquer la mobilisation des fonds liés  au  budget de l’Etat  exercice 2012.

Si Boni Yayi veut exécuter la refondation dans la paix, il est obligé de négocier avec la Fédération des syndicats des travailleurs des finances (Fesyntra/Finances) qui est sur pied de guerre. « Depuis que Yayi au pouvoir, il n’a jamais donné de primes aux agents du ministère des finances.  S’il veut la paix, s’il veut que son budget 2012 soit voté à temps, s’il veut avoir  de l’argent pour l’exécution de son programme, il faut qu’il revienne sur sa décision.  Les 25% sont des droits acquis.  Et on ne supprime pas un droit acquis », menace le Sg/Fesyntra/Finances Laurent Mètongnon.

Ces fonctionnaires finaciers  n’entendent pas à avaler l’annulation du décret n° 2011-335 du 29 avril 2011 portant institution d’un coefficient de revalorisation des traitements indiciaires des agents du Mef.  Ils mettent en garde le chef de l’Etat Boni Yayi contre une telle éventualité. Laurent Mètongnon et les siens sont prêts à tout et ne veulent plus reculer devant rien.

En dehors, de l’arme de la grève que les agents du Mef  brandissent déjà, ils veulent bloquer Boni Yayi dans l’exécution de sa refondation. Ils promettent de ne pas élaborer ni mobiliser le budget de l’Etat exercice 2012. Ces financiers n’ont pas lésiné sur les mots au cours de leur réunion.

Mais qu’est-ce qui fâche les collaborateurs du ministre des finances Adidjatou Mathys ? Par décret n° 2011-335 du 29 avril 2011 portant institution d’un coefficient de revalorisation des traitements indiciaires, le président de la République octroie 25% aux agents du Mef. Cela a été accordé à la suite d’une longue grève et des négociations  entre le gouvernement et les Centrales Syndicales.

Contre toute attente, la Cour constitutionnelle de Robert Dossou déclare contraire à la Constitution ledit décret. Pour jouer au légaliste, Boni Yayi rapporte tout de go le décret à polémique au bon vouloir de la haute juridiction.  Ce qui veut dire que les travailleurs du Mef perdent leurs privilèges financiers de 25% sur salaire.

Mais les agents du Ministère de l’économie et des finances (Mef)  ont fait une déclaration proportionnelle à l’acte posé.  Si Boni Yayi veut avoir un budget 2012 voté et mobilisé à temps, il  est tenu de négocier avec les collaborateurs du ministre des finances Adidjatou Mathys. Le chef de l’Etat risque de revenir sur sa décision.

 

Aziz IMOROU

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