Menace sur le bocage du budget 2012 : Yayi contraint à négocier avec la Fesyntra/Finances

Publié le par L'informateur

La Fédération des syndicats des travailleurs des finances (Fesyntra/Finances) est sur pied de guerre concernant les 25%  supprimés à ses membres. Ouvertement et vertement, les agents du ministère de l’économie et des finances (Mef) ont menacé, mercredi 29 juin, de bloquer le budget de l’Etat exercice 2012. Pour éviter une telle situation, Boni Yayi est contraint à négocier avec ces financiers.

 

Il est clair que  les agents  du Mef  n’entendent pas perdre les 25%  sur salaire à eux accordés en avril dernier. « Depuis que Yayi au pouvoir, il n’a jamais donné de primes aux agents du ministère des finances.  S’il veut la paix, s’il veut que son budget 2012 soit voté à temps, s’il veut avoir  de l’argent pour l’exécution de son programme, c’est de remettre aux financiers leur acquis dans l’immédiat.  Les 25% sont des droits acquis.  Et on ne supprime pas un droit acquis », menace le Sg/Fesyntra/Finances Laurent Mètongnon.

En effet, si Boni Yayi veut exécuter la refondation dans la paix, il est obligé de négocier avec la Fédération des syndicats des travailleurs des finances (Fesyntra/Finances. Il n’est pas possible pour le président de la République de se passer de ces financiers nationaux pour gérer le pays.  Il est impossible pour l’homme de la refondation d’engager un bras de fer avec les agents du Mef  pour exécuter son programme de société.

La Fesyntra/Finances est composée des douaniers, des agents des impôts, des  cadres du Mef et des travailleurs du trésor public. Un gouvernement peut-il se passer de la douane, du trésor public et du ministère  des finances pour  bien fonctionner ? Il n’est pas évident. Seulement parce que ce sont ces services financiers publics qui mobilisent les fonds relatifs aux budgets de l’Etat.

Un chef de l’Etat, aussi puissant qu’il soit, ne peut pas  mettre les services sous la tutelle du  Mef  à l’écart dans sa politique financière. Or, l’élaboration  du budget de l’année prochaine pointe à l’horizon. Tel que Laurent Mètongnon et les siens  parlent, ils sont partis pour paralyser tout le secteur.

Mais ces agents permanents de l’Etat (Ape) sont arrivés à cette conclusion à cause d’un certain nombre d’actes. Par le décret n° 2011-335 du 29 avril 2011 portant institution d’un coefficient de revalorisation des traitements indiciaires, le président de la République  leur octroie 25%. Mais à travers la Dcc 11-042 du 21 juin 2011, la Cour constitutionnelle de Robert Dossou déclare ce décret contraire à la Constitution. 

Et conformément à cette décision, Boni Yayi annule son acte.  Les travailleurs du Mef ne peuvent plus bénéficier de ces privilèges pécuniaires à l’étape actuelle. Mais les bénéficiaires n’entendent pas de la même oreille. Pour le bonheur du peuple, les deux parties  sont appelées à  trouver un terrain d’entente dans le dessein  d’épargner une situation catastrophique au Bénin.

 

Aziz IMOROU

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