Menace sur la Constitution : Où est Rékyath Madougou ?

Publié le par L'informateur

La dame de «Touche pas ma constitution» a combattu, en 2005,  Mathieu Kérékou au point le vieux a laissé tomber la révision. En 2011, où est Rékyath Madougou pour arrêter les velléités de Boni Yayi ?

 

La loi 90-32 du 11 décembre 1990 portant la Constitution du Bénin est sous la menace des révisionnistes «Yayistes». En tête de peloton, il y  a Albert Tévoédjrè. Il souhaite que le septennat fasse l’objet de réflexion dans les pays africains. Comme le Bénin est sur la voie du quinquennat en Afrique, on sait où le « Renard de Djrègbé » veut en venir. «Il vaut mieux étouffer l’affaire», estiment des constitutionnalistes.

 Où est alors Rékyath Madougou ? On la connaît combattante. Avec sa pancarte «Touche pas ma constitution», elle a lutté  pour  la sauvegarde de la loi fondamentale. Dans son élan antirévisionniste, la « belle » dame  a fait voir Mathieu Kérékou de toutes les couleurs. Ce qui a découragé l’homme du 26 octobre 1972. Eu égard à la pression populaire, les révisionnistes Martin Dohou Azonhiho, Kamarou Fassassi et consorts se sont rangés en son temps.

Une telle lutte  a permis à Boni Yayi de venir au pouvoir en 2006. Mais aussitôt arrivé, l’homme du changement récompense la présidente de «Touche pas ma constitution». Comme si Rékyath Madougou était en mission pour lui, le chef de l’Etat l’a nommée à  l’autorité transitoire de régulation des postes et télécommunications. Mieux, elle est bombardée ministre des micros finances. Bon nombre de Béninois ont compris à quoi rime l’élan de la promue.

Mais l’histoire rattrape Rékyath Madougou. Si elle  a fait un combat sain sans contrepartie, le boulevard d’une autre lutte s’ouvre à elle. La présidente de «Touche pas ma constitution» est appelée à récrire une nouvelle histoire. Si cette  dame des micros finances n’a rien contre Mathieu Kérékou, elle va le prouver à l’ère de la refondation. Comme en 2005, l’heure est grave à l’étape actuelle.

Les « révisionnistes » ont refait surface. Albert Tévoédjrè, qui s’est opposé à la révision, est favorable aujourd’hui à la chose. Ces «réformistes» veulent amener Boni Yayi sur une voie dangereuse. Mais la prophétie a aussi ses limites. Le prophète Jésus Christ, qui connaît tout, n’a pas prédit sa propre aventure sur la croix.

 

Aziz IMOROU

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