Marches tous azimuts : Mécontentement généralisé contre la Cour

Publié le par L'informateur

Les exclus de la Lepi ne cessent de marcher sur la Cour constitutionnelle pour réclamer le droit de vote dans le cadre de la présidentielle du 06 mars prochain. Un mécontentement généralisé au sein des populations qui s’enflamment contre Robert Dossou, président de cette institution républicaine.

Ils sont des milliers de travailleurs réunis au sein de  Cstb,  Cgtb,  Csa/Bénin et  Cosi à battre, hier mardi 22 février,  le macadam pour dénoncer la Cour constitutionnelle qui, selon eux, fait le jeu du régime  Boni Yayi. « La Cour constitutionnelle est devenue un prolongement du gouvernement. On ne peut pas accepter ça. Nous allons assister à la situation tunisienne ou égyptienne. », menace Gaston Azoua sans détours.  Ses collègues Pascal Todjinou, Dieudonné Lokossou  et Kakaï Glèlè ont demandé à la Cps/Lepi de Bako-Arifari,  à la Cena de Joseph Gnonlonfoun,  à la Cour constitutionnelle de Robert Dossou et au Gouvernement de Boni Yayi de prendre en compte tous les électeurs dans le cadre du scrutin présidentiel.

Il en est de même pour l’opposition. Sous la houlette du candidat de l’Union fait la nation (Un)  Adrien Houngbédji, des milliers de citoyens  sont descendus, lundi 21 février, dans les rues pour exprimer de vive voix leur mécontentement au président de la Cour  constitutionnelle. L’ex- chef de l’Etat Nicéphore Soglo, maire de Cotonou, exige le comptage physique des citoyens pour éviter les violences post-électorales au Bénin. « Il faut que Bako et Yayi acceptent qu’on compte tous les citoyens devant tout le monde. Il n’y aura plus d’injustice, plus de récrimination. », martèle Nicéphore Soglo au cours d’une marche de protestation contre la Cour.  Selon lui, si l’Inde qui compte 800 millions d’habitants a réussi, ce n’est pas le Bénin de 8 millions d’habitants qui va échouer dans l’enrôlement des personnes.

Mais bien avant ceux-là, ce sont les parlementaires qui ont ouvert le bal des contestations contre la Cour. Sous les auspices de l’honorable Rosine Soglo, ils  ont marché,  vendredi 18 février,  sur cette institution républicaine. Les députés ont dénoncé  ouvertement et vertement  l’abus de la Cour constitutionnelle dans la prise ses décisions. Pourtant, Robert Dossou persiste et signe que la Cour constitutionnelle prend des décisions pour le bien de la République du  Bénin. 

En fait, ils sont plus d’un million d’électeurs privés du scrutin présidentiel. Leurs noms ne se retrouvent nulle part dans le fichier électoral transmis à la Commission électorale nationale autonome (Cena).  Mais ces exclus de la Liste électorale permanente informatisée (Lepi) ne veulent pas qu’on les prive de leur droit de vote. Ils se battent des pieds et des mains pour être pris en compte dans le cadre du scrutin présidentiel. Ils rendent la Cour constitutionnelle de Robert Dossou responsable des conséquences fâcheuses qui vont découler de la non satisfaction de leurs doléances.

Aziz IMOROU

Publié dans Politique

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