Maintien des 25% accordés aux agents du Mef : La Cour à l’épreuve de la refondation

Publié le par L'informateur

La Cour constitutionnelle a cassé, en juin, le décret relatif aux  25% octroyés aux financiers. Une décision qui ne peut plus être respectée. Le gouvernement réhabilite ces avantages pécuniaires aux ayants droits.

Le décret n° 2011-335 du 29 avril 2011 portant institution d’un coefficient de revalorisation des traitements indiciaires des agents de l’Etat du ministère de l’économie et des finances (Mef) est contraire à la Constitution, déclare la haute juridiction de Robert Dossou.

Une fois cette décision rendue, le gouvernement abroge à la va-vite le décret. Seulement parce que les décisions de la Cour constitutionnelle sont sans recours. Surtout, Boni Yayi croit avoir eu raison des agents du Mef et de la Coalition des organisations syndicales de l’administration publique (Cosynap) qui paralysent les ministères.

Mais à l’arrivée, les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Compte tenu de la fronde sociale, le même gouvernement a fait marche arrière.  L’augmentation salariale de 25%, qui n’est pas conforme à la loi fondamentale, est maintenue contre la fameuse décision de la Cour. Mieux, les autres travailleurs obtiennent les mêmes privilèges financiers  à échelon bien déterminé contre le plafond de 35% du Fmi.

Eu égard à tout cela, la décision dcc 11-042 du 21 juillet n’est-elle pas violée ? Une forme de mise en parenthèse de la décision constitutionnelle qui ne dit pas son nom. Comme quoi, au nom de la refondation, Boni Yayi  met la Cour à rude épreuve. En voulant tout gagner, l’exécutif perd tout.

En somme, un camouflet pour la Cour constitutionnelle de Robert Dossou qui croit avoir rendu un service au régime de la refondation en cassant les 25% octroyés aux travailleurs du Mef. Chassez le naturel, il revient au galop.

 

Aziz IMOROU

Publié dans Actualité

Commenter cet article