Lutte contre la piraterie sur les côtes béninoises : La France salue les mesures du gouvernement Yayi

Publié le par L'informateur

A la suite de son prédécesseur Hervé Besancenot qui, en fin de mission diplomatique au Bénin, a alerté le chef de l’Etat sur certains fléaux qui risquent d’annihiler les efforts qu’il consent au quotidien en vue de l’émergence de son pays, Jean-Paul Monchau, nouvel Ambassadeur de la France près le Bénin, était hier au cabinet présidentiel. Au sortir d’audience avec le président Boni Yayi, celui qu’on peut appeler ‘’les yeux et les oreilles de la France au Bénin’’, s’est confié à la presse. On retient de sa déclaration, une satisfaction morale de constater que le gouvernement du docteur Boni Yayi prend des mesures hardies pour contrer les velléités des pirates qui opèrent ces derniers mois avec acuité dans le Golfe de Guinée. Jean-Paul Monchau apprécie à leur juste valeur, les initiatives prises par les autorités béninoises dans le sens du renforcement des capacités  des forces navales et de la réactualisation de l’arsenal juridique en matière de piraterie. Ainsi,  la récente  opération entre le navire français germinal et les éléments des forces navales béninoises, la commande par le Bénin  de patrouilleurs et d’avion de reconnaissance maritime, le lancement des travaux de construction d’un Centre de surveillance spécialisé dans la sécurité maritime et  basé à  Grand-Popo, constituent, entre autres, aux yeux de l’Ambassadeur, des actions d’envergure pour faire véritablement face à ce phénomène devenu criard au large des côtes béninoises. Par ailleurs, il se réjouit de l’initiative des autorités béninoises d’associer le grand voisin de l’Est, c’est-à-dire le Nigeria, à la lutte contre la piraterie, entendue comme crime consistant à attaquer ou à détourner de leur itinéraire, les bateaux en haute mer. Jean-Paul Monchau a suggéré au Chef de l’Etat d’étendre à d’autres pays de la sous-région, cette vision de s’unir pour devenir fort contre ce fléau de la piraterie. En outre, l’Ambassadeur de la France a réaffirmé la disponibilité de son pays à accompagner le Bénin dans cette dynamique. Dans la même verve, il a indiqué qu’en dehors des patrouilleurs et de l’avion de reconnaissance maritime qui seront livrés au cours du mois de février 2012 et des deux Experts français qui assistent déjà l’état-major dans la mise en place d’un dispositif sécuritaire inébranlable sur nos eaux territoriales, la France vient de mettre en place un Fonds de solidarité prioritaire pour la région. Ce fonds qui doit permettre de renforcer la lutte contre la piraterie au Bénin, au Togo et au Ghana, sera, dit-il, lancé au mois de novembre 2011.

Pour ce qui est du centre de surveillance spécialisé dans la sécurité maritime dont la construction a été lancée en début de semaine à Grand-Popo, l’Ambassadeur de France a promis d’ores et déjà que son équipement en radar et autres matériels de surveillance, sera assuré par son pays. Preuve que la coopération bénino-française est au beau fixe.

Publié dans Actualité

Commenter cet article