Lettre ouverte du syndicat des enseignants et chercheurs de l’Université de Parakou : Forte pression sur le ministre Abiola pour nommer l’équipe rectorale

Publié le par L'informateur

Au lendemain de l’échec de l’unique  liste communément appelée « coalition Sokpon » à l’élection devant conduire au renouvellement de l’équipe rectorale de l’Université de Parakou, une grande polémique  s’est installée au sein de la communauté universitaire de Parakou. Malgré les mises au point  faites par le ministre de l’enseignement supérieur lors de la séance de travail organisé le 24 décembre 2011, avec tous les acteurs de ce haut lieu de Savoir, quelques uns de ces candidats malheureux ainsi que leurs alliés continuent par intoxiquer la communauté universitaire de Parakou. Une situation qui ne cesse de raviver la colère au niveau des enseignants de Parakou. Approchés, quelques enseignants de cette université n’hésitent pas à exprimer  leur tristesse et désarroi par rapport au comportement de certains de leurs collègues et  alliés de la « liste Sokpon ».

A titre d’exemple, une folle rumeur parlant de la reprise des élections à l’UP circule dans toute la ville de Parakou depuis 48 heures;  malgré le sens du vote des  enseignants et les dispositions des textes régissant cette élection. Les auteurs de ces actes vont jusqu’à menacer ceux qui ne sont pas du même avis ils sont prêts à solliciter même des sages et têtes couronnées de la cité des Koburou pour atteindre ce rêve que d’aucuns pensent d’utopique. Et la conséquence, c’est qu’il règne à l’université de Parakou une pagaille inimaginable. Très attaché au respect des textes et des lois de la République, le Syndicat des Enseignants et chercheurs de l’université de Parakou (SECUP) est monté au créneau. A travers une lettre ouverte, le SECUP a saisi  l’autorité de tutelle, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le professeur François Adébayo. Une démarche qui intervient après  celle des étudiants de l’université de Parakou qui, déjà avaient exprimé le 24 décembre dernier à visage découvert et en présence de leurs enseignants leur volonté de voir le ministre Abiola de prendre ses responsabilités en se conformant aux dispositions des  textes régissant cette élection. Dans la lettre datée du 29 décembre 2011, le Syndicat des Enseignants et chercheurs de l’Université de Parakou n’est pas allé par quatre chemins pour demander au ministre de l’enseignement supérieur de vite prendre ses responsabilités en nommant le plus tôt possible la nouvelle équipe rectorale de l’Université de Parakou. Mais avant d’en arriver là, le SECUP a tenu dans sa lettre ouverte, à remercier l’autorité de tutelle pour les sacrifices consentis depuis son arrivée à la tête du ministère ainsi que sa grande disponibilité à contribuer et résoudre les problèmes des universités nationales du Bénin et plus précisément celle de Parakou. 

La clairvoyance, le tact et la perspicacité du ministre Abiola dans la gestion des différentes crises qui ont  secoué  l’université de Parakou, sont autant de mérites salués dans cette lettre ouverte du SECUP. Les défis  majeurs qui doivent constituer le cheval de bataille de la prochaine équipe rectorale dont les noms des membres sont vivement attendus par la communauté universitaire de Parakou sont également évoqués dans  ladite lettre. Entre autres défis que les prochaines autorités rectorales devront prendre vraiment à cœur pour être crédibles auprès de la communauté universitaire de Parakou, on cite : la réhabilitation du plan stratégique de développement de Parakou,  caché depuis des lustres dans les tiroirs du rectorat de l’UP. Son actualisation permettra aux nouvelles autorités de  disposer d’un outil précis qui les mette à l’abri d’une gouvernance à vue. La mise en place rapide de toutes les composantes du comité de direction de l’université, notamment les représentants des syndicats d’Enseignants, du personnel administratif et des étudiants.

Le rétablissement d’une véritable hiérarchie entre les autorités rectorales et l’autorité de tutelle d’une part, puis entre les autorités rectorales et les responsables des établissements de formation et de recherche d’autre part, afin d’améliorer l’efficacité administrative ; le rétablissement d’un climat social plus sain débarrassé des considérations régionalistes, des menaces et intimidations de toutes sortes, ainsi que des représailles et règlements de compte ; la gestion transparente et rationnelle des ressources propres ainsi que celles mises à dispositions de l’UP par le budget national ; l’activation du  service d’audit et de contrôle interne de la gestion de l’UP. Pour ne citer que ces quelques préoccupations. Selon le Syndicat des Enseignants Chercheurs de l’Université de Parakou, les préoccupations exposées ci-dessus sont à la mesure du désastre causé par l’équipe sortante.  Le choix des membres de la nouvelle équipe rectorale de l’université de Parakou  doit être fait avec beaucoup de soins et tenir également compte à la fois des aspirations de la communauté universitaire de Parakou et des préoccupations du gouvernement dans le domaine de l’Enseignement supérieur.

Vivien Mitchaï

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