Le président de l’union fait la nation sur l’Ortb : « Il ne faut pas toucher à la constitution »

Publié le par L'informateur

Le président de l’Union fait la Nation, Bruno Amoussou était l’invité hier sur la télévision nationale. Entre autres points de la rencontre, le président s’est prononcé sur la grève des enseignants, la révision de la constitution et l’actualité au sein de sa formation politique.

« Il ne faut pas toucher la constitution. Une constitution on ne doit pas y toucher comme une simple loi. Il faut chercher les problèmes qui se posent à nos concitoyens et comment les régler. Si ceux-ci nécessitent une révision de la constitution alors ce serait des motifs valables. » C’est le point de vue de Bruno Amoussou sur la révision de la constitution.  Pour l’ancien président de l’assemblée nationale, il n’y a pas d’urgence à initier la révision de la constitution. La révision de la loi fondamentale ne peut se faire qu’après un large consensus national où un débat populaire est mené à travers un dialogue politique. Pour ce, l’honorable préconise deux solutions à l’étape actuel de ce dossier sensible : il faut arrêter le processus actuel et dans un second instant faire le dialogue politique pour identifier les problèmes majeurs qui rentrent dans le cadre de la révision de la constitution.

Sur la crise sociale avec la grève dans le secteur éducatif, Bruno Amoussou délivre un satisfecit aux enseignants : « Il me faut féliciter et remercier les enseignants. Ils ont dit qu’ils ne veulent pas d’une année blanche et ils ont respecté leur parole, ils ont repris les classes. » Toutefois  Bruno Amoussou  estime que le gouvernement doit initier les négociations avec les enseignants. Car la prime à la revalorisation de la fonction enseignante est un principe admis et acquis du monde enseignant depuis le 13 janvier 2005. Donc : « il ne faut plus dire qu’il s’agit d’une nouvelle revendication. »

Par ailleurs, le président de l’Un  dénonce la  gouvernance de l’exécutif béninois. Notamment sur la question du Programme de vérification des importations, il affirme que ce n’est pas normal pour le climat des affaires de revenir sur des contrats avec des investisseurs nationaux ou étrangers.

L’Union fait la Nation  sera en convention en avril prochain. Il n’élude pas les difficultés que vivent pour le moment sa formation politique : « Nous avons des difficultés. Comme tout regroupement, il y a des points de vue divergents. Pour l’instant c’est la pluralité d’opinion et c’est l’expression de la vitalité de la démocratie ». In fine,  Bruno Amoussou réaffirme la disponibilité  de l’Un à travailler avec l’exécutif béninois pour une meilleure gestion des affaires de la cité.

Oswald DOSSEY

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