Le ministre Djimba appelle à la conciliation, les syndicalistes divisés

Publié le par L'informateur

Grève dans l’enseignement :

Les enseignants revendiquent le relèvement de 1,25 de leur point indiciaire. Ceci dure depuis le 24 janvier dernier. Pour le ministre de l’enseignement supérieur, il faut que les enseignants aillent à la table de négociation.

Le ministre de l’enseignement secondaire est ferme. Le gouvernement n’a pas la possibilité de satisfaire les revendications des enseignants qui n’ont de cesse d’aller en grève depuis pratiquement un mois. Une grève de soixante douze heures reconductible à chaque semaine jusqu’à satisfaction, tel est le mot d’ordre du front des trois ordres d’enseignement. Depuis le 24 janvier dernier le débrayage a commencé. Le ministre de l’enseignement secondaire, Alassane Soumanou Djimba au constat de ce qui précède explique la compréhension qu’il a de la situation mais invite les enseignants à choisir la table de négociation et de dialogue. « Les enseignants doivent comprendre que les finances de l’Etat ne permettent pas de les satisfaire. Si le chef de l’Etat descend lui-même au port pour ordonner la reprise des activités, ce sont des signes qui ne trompent pas » a-t-il souligné. L’appel de l’exécutif béninois est sans ambages.

Au cours de sa sortie, l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb)  n’est pas allée par quatre chemins pour décrier le mouvement de grève des enseignants. Pour le secrétaire général de l’Union, la réaction du front des trois ordres d’enseignement n’a pas fait l’objet d’une concertation préalable. Ainsi donc le secrétaire de l’Unstb pense qu’il serait plus opportun de commencer par la table de négociation. Ce serait la marche normale de tout mouvement de débrayage, or le front n’a pas observé ceci.

Pour l’heure, les écoles maternelles, primaires et secondaires sont en congés de détente. Ce qui fait que cette semaine on n’a pas observé le mouvement de débrayage. Mais la question reste entière. Quelles seraient les dispositions des grévistes à la reprise des cours. Le mot d’ordre restera-t-il le même ? Ou s’acheminera-t-on vers un durcissement du mouvement. Autant d’interrogations qui restent en suspens. Face à l’appel du ministre de l’enseignement supérieur et la désolidarisation de certaines centrales on peut arguer d’une évolution dans l’intérêt des élèves.

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