Investiture du chef de l’Etat : Les grands absents

Publié le par L'informateur

 

Il y a bien de figures de proue qui ont brillé par leur absence à la cérémonie d’investiture du chef de l’Etat hier. Il s’agit notamment des deux anciens chefs d’Etat que sont Emile Derlin Zinsou et Nicéphore Dieudonné Soglo qui se sont fortement investis dans le dégel de la situation politique exceptionnellement tendue à la veille de l’élection présidentielle. Boni Yayi n’a eu droit qu’à l’honneur de Mathieu Kérékou dans le registre des anciens chefs d’Etat encore vivants sous nos cieux.

Outre les deux anciens chefs d’Etat, il faut faire remarquer que, des 13 candidats ayant participé au scrutin présidentiel du 13 mars dernier, seulement Issa Salifou et Salomon Biokou, respectivement venu 4ème et avant dernier au terme de l’élection, ont honoré de leur présence cette cérémonie solennelle. Adrien Houngbédji, Abdoulaye Bio Tchané, Janvier Yahouédéou, Marie Elise-Gbèdo, Christian Lagnidé,  Jean-Yves Sinzogan, Victor Topanou, Joachim Dahissiho, Kessilé Tchalla et Cyr M’po Kouagou n’ont pas fait le déplacement de Porto-Novo. C’est le contraire qui allait surprendre. Puisque, déjà à travers un creuset dénommé Front républicain des candidats pour la sauvegarde des acquis démocratiques (Frc-Sad) et créé le mercredi 23 mars 2011, tous les candidats en lice pour le scrutin présidentiel exceptés Marie-Elise Gbèdo, Joachim Dahissiho et Salomon Biokou, ont marqué leur refus d’accepter la victoire de Boni Yayi, telle que proclamée par la Cour constitutionnelle. Ils l’ont réaffirmé à travers un communiqué de presse en date du jeudi 31 mars dernier. On comprend alors le boycott de la cérémonie d’investiture par le Frc-Sad. On comprend aussi que les députés de l’opposition se soient fait désirer à cette manifestation qui concerne à plus d’un titre le parlement. Même dans le camp présidentiel, les députés peuvent se compter au bout du doigt. De sorte qu’on se demande ce qui préoccupe si tant les députés actuellement pour qu’ils bourdent l’investiture d’un président de la République, «brillamment» élu, K.O dès le premier tour du scrutin présidentiel.

Il faut par ailleurs faire observer que les centrales et confédérations syndicales, les acteurs de la société civile, contrairement à ce qui s’était passé en 2006, n’ont pas honoré de leur présence la cérémonie qui consacre le début d’un nouveau mandat de 5 ans pour Boni Yayi. 

Ignace SOGLO

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