Intoxication alimentaire dans les Collines : 5 morts en 48 heures à Bantè

Publié le par L'informateur

Situation dramatique dans la commune de Bantè ! En 48 heures, 5 personnes d’une même famille ont trouvé la mort des suites d’une intoxication alimentaire. Le drame remonte à lundi dernier. Les témoins racontent que le malheur de cette maisonnée de la commune de Bantè a commencé après que les habitants ont consommé la pâte faite à base de farine de maïs mélangée à la cosette d’igname.  De retour des travaux champêtres, ils croyaient se donner un peu plus d’énergies. Mais mal leur en a pris.  12 personnes ayant pris cette pâte comme dîner sont plongées la nuit profonde, soit à 4 heures du matin de ce mardi, dans une crise chronique. Maux de ventre d’une atrocité incomparable, malaise profond au niveau du bas ventre, etc. Personne parmi ceux qui ont mangé cette pâte ne pouvait supporter les désagréments digestifs qu’elle a engendrés.  L’atrocité des douleurs et les jérémiades des victimes ont réveillé les autres membres de la famille qui sont venus constater leurs pairs en larmes, roulant par terre, se serrant le indéfiniment le ventre.  Les victimes sont aussitôt conduites au centre de santé de Bantè. Ici, trois d’entre elles sont passées de vie à trépas. Les 9 autres, dans un état comateux, sont admises à l’hôpital de zone située à Savalou pour des soins intensifs. Aux dernières nouvelles, on apprend que deux d’entre elles sont encore  décédées hier. Les 7 autres continuent de suivre les soins.

Face à cette situation, l’hypothèse d’intoxication alimentaire semble être la plus plausible. Et parlant de ce phénomène, il faut dire qu’il est récurrent de nos jours dans les communes du Septentrion et des Collines. Dans un passé très récent, c’est les populations de Tchaourou, de Kandi, de Parakou, etc, qui ont été victimes d’intoxication alimentaire. C’est le tour de la commune de Bantè de compter ses morts pour la même cause.  Un, deux, trois, quatre, cinq… Et Dieu seul sait si on est déjà au bout du compte.  C’est le lieu d’exhorter les autorités locales et communales d’une part, les ministères de la santé, de la famille et de l’agriculture de multiplier via leurs services déconcentrés, des sensibilisations à l’endroit des populations qui se meurent du fait de l’intoxication alimentaire.  Il est observé que nombre de ces intoxications sont dus à la mauvaise conservation des céréales avec les engrais. Il est observé également que les paysans se tuent par imprudence dans la manipulation des engrais mis à leur disposition pour les travaux champêtres. Alors, il faut arrêter le massacre en les éduquant, en les informant et en les sensibilisant. La construction du Bénin refondé a aussi besoin de ces bras valides, de ces jeunes et enfants qui se meurent bêtement et en série.

Ignace SOGLO

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