Immobilisation du cortège présidentiel par la bande à Lucien Mèdjico : De la comédie en pleine rue de Cotonou hier

Publié le par L'informateur

Escale inhabituelle pour le Chef de l’Etat hier, mercredi 3 novembre 2010. Alors qu’il se rendait au Palais de la Marina, les jeunes Turcs de la République ont monté un faux truc pour distraire  la République. Lucien Mèdjico, dans sa logique de forcer l’amitié du chef de l’Etat après avoir œuvré en vain pour la révision de la Constitution, il y a moins de cinq ans, a rassemblé les siens à la Place du souvenir pour une énième opération de charme. L’objectif visé c’est de convaincre le chef de l’Etat à s’arrêter un instant, le temps de lui exprimer de vive voix  leur admiration et tout leur soutien.

Il sonnait à peine 8 heures ce mercredi lorsque les jeunes Turcs de la République ont pris d’assaut la Place des souvenirs.  A leur tête, Lucien Médjico qui lance quelques mots : «… Nous avons compris  qu’ils sont entrain de distraire celui qui fait bien pour le pays, c’est-à-dire, le Chef de l’Etat. Alors, il faut le galvaniser… » Il est 10 heures. Les éléments de la garde républicaine redoublent d’ardeur et de vigilance. C’est le chef de l’Etat qui s’annonce. Dans un pays qui se respecte, pour raison de sécurité du chef de l’Etat, quand le cortège présidentiel s’ébranle, il ne devrait rien avoir pour l’arrêter avant sa destination. Mais par extraordinaire, aux environs de 10 h 10mn hier, le cortège de Boni Yayi a marqué un arrêt brutal au niveau de la Place du souvenir. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, de simples individus, fussent-ils des courtisans ou partisans, ont pu immobiliser le cortège présidentiel. C’est ni plus ni moins une plaisanterie de mauvais aloi. Un montage mal ficelé qui donne au finish dans la comédie. Le message que le Turc numéro 1 a adressé au chef de l’Etat dans le cadre de cette farce matinale en dit long : « Les turcs ont décidé de vous surprendre pour leurs différents messages de bénédiction, d’endurance et de courage. Le pouvoir sera reconquis en 2011 pour être exercé encore au profit des Béninoises et des Béninois. Nous avons la stratégie de l’opposition entre nos mains. Ne craignez rien Monsieur le Président », a déclaré Lucien Mèdjico. Nous prenant pour des idiots, Lucien Mèdjico et sa clique de Turcs nous parlent d’une surprise au chef de l’Etat. Si le ridicule pouvait tuer ! Ce scénario ressemble à ceux relatifs aux récentes descentes dans les rues du premier magistrat, soit pour monter sur Zémidjan à Cotonou ou dans un taxi à Parakou. Il vaut mieux en rire ; juste le temps d’oublier un tant soit peu Icc-Services, Cen-Sad, avion présidentiel, machines agricoles et autres scandales qui occupent le sommeil des Béninois ces derniers mois.

Ignace SOGLO  

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