Grève des agents du Mef : La Fesyntra/Finances en état de veille

Publié le par L'informateur

La Fédération des syndicats des travailleurs des finances (Fesynta/Finances) a tenu, hier, une assemblée générale à Cotonou.  Les financiers sont entre la trêve et la reconduction tacite du mouvement de grève.

 

Le chat échaudé craint l’eau froide, dit-on. Tirant leçon de cet adage, les agents du ministère  de l’économie et des finances (Mef) ne baissent pas les bras, malgré les engagements  fermes de Boni Yayi.

S’adressant à ses camarades de lutte, le secrétaire général de la (Fesynta/Finances a annoncé une période de trêve. « Nous allons observer une trêve. Tous les agents vont venir au service pour préparer le budget. Nous devons attendre jusqu'à  lundi », explique Laurent Mètognon au micro de Golfe Tv.  Comme le président de la République a pris acte du relevé des conclusions des négociations entre les syndicats et le gouvernement, les financiers lui accordent un délai de grâce jusqu’à la semaine prochaine.

Mais passé  ce délai, les agents du Mef, de la douane, du trésor public et des impôts vont revenir à la charge avec à la clé le débrayage. « Nous avons déposé une motion. Si jusqu’à lundi les documents ne sont pas signés, nous allons en grève dès le mardi prochain », poursuit-il. Laurent Mètognon et les siens n’entendent pas tomber, une seconde fois,  dans le piège du régime de la refondation.

Ce qui veut dire que le pouvoir ne peut pas  se frotter les mains à l’étape actuelle. Pour désamorcer la bombe, le régime est tenu de respecter ses engagements vis-à-vis des grévistes. En son dernier conseil des ministres à Natitingou, le gouvernement a rappelé que  le principe de revalorisation de 25% au profit de tous les agents de l’Etat est acquis pour compter du 1er janvier 2011.  Mieux, l’application de ce coefficient en faveur du personnel du Mef prend effet pour compter de la même date.

Fort de cela,  le chef de l’Etat a rassuré, dans son message à la nation, les syndicalistes. « Je puis vous garantir que mon gouvernement tiendra ses engagements, car l’objectif est de parvenir au plutôt à un contrat et à une trêve sociale entre le gouvernement et ses partenaires sociaux », s’obstine à répéter le numéro 1 des Béninois.

Mais les travailleurs observent la trêve et attendent la bonne foi du chef de l’Etat.

Aziz IMOROU

Publié dans Actualité

Commenter cet article