Grève de 48 heures à la douane : Le gouvernement apaise, les douaniers passent à l’offensive

Publié le par L'informateur

Le Premier ministre Pascal  Koupaki a eu, hier, une rencontre avec les douaniers en colère.  En dépit de la carte de  l’apaisement du gouvernement, les douaniers passent à l’offensive.

 

Un mouvement de  grève de 48 heures qui démarre  ce jour. Telle est l’arme qu’ont choisie les douaniers pour laver l’affront public qu’ils ont subi à la face du monde.  Une décision non négociable.  Les disciples de Saint Mathieu n’entendent pas lâcher du lest.  Ce qui veut dire que la rencontre entre le gouvernement et la douane n’a rien donné de positif.

Le Premier ministre s’en réjouit quand même.  « Le gouvernement s’est engagé dans un processus  de décrispation sociale », a déclaré Pascal  Koupaki.   Il a précisé que le pouvoir a besoin des douaniers pour la mobilisation des ressources financières publiques.  Selon lui,  la douane est un corps  d’élite et d’éthique.  La grève à la douane  a des conséquences sur  l’économie nationale.  Les douaniers veulent rencontrer leur base avant de savoir la conduite à tenir. Les responsables sont instruits  à divers niveaux  pour recenser les grévistes.

Malgré les menaces, les intimidations,  les  intoxications et autres conciliabules,  Catherine Egounléty  et les siens entendent  répondre du tac au tac. Un tel  jusqu’auboutisme  des agents de la douane puise sa sève dans des faits peu catholiques.  Ils subissent des agressions de la part de toutes les  composantes de la société. En l’espace d’une semaine, ils   ont fait l’objet des attaques corporelles. Un militaire a molesté un douanier au port de Cotonou. Une frange des populations a passé à tabac un autre au bord du lac Nokoué. 

Les douaniers imputent ces incidents malheureux  à Boni Yayi  qui,  selon eux,  les a livrés à la vindicte populaire. Le président de la République a déclaré que les sous, qui vont dans les poches des douaniers indument, doivent revenir à  l’Etat. Pour les disciples de Saint Mathieu, le numéro 1 des Béninois les a traités de voleurs.  Ce qui pousse les citoyens à les agresser.

En vue  de faire payer le prix au chef de l’Etat, ils  déclenchent une  grève de 48 heures.  Un tel mouvement  ne manque pas de conséquences sur l’économie nationale.

 

Aziz IMOROU

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