Grève dans l’enseignement : Le gouvernement durcit le ton, les syndicalistes ripostent

Publié le par L'informateur

Deuxième mois de grève par le front intersyndical des trois ordres d’enseignement. Les enseignants revendiquent le relèvement du point indiciaire sur les autres composantes de l’administration béninoise. Du côté du gouvernement, c’est la sourde oreille. Les écoliers sont à la rue ; Pour les parents, cette situation devient intenable.

De la confrontation syndicat-gouvernement, qui aura le dernier mot ? Telle est la question qui agite le milieu scolaire. Depuis deux mois environ, les enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire sont trois jours sur cinq en grève. Celle-ci, est reconduite chaque semaine jusqu’ à  satisfaction de leur revendication à  en croire le mot d’ordre des représentants du front intersyndical. Le motif de ce débrayage trouve sa source dans le relèvement de 1,25 du point indiciaire selon le décret n° 2011-505- du 05 Août 2011 accordé aux autres membres de l’administration  béninoise.  Pour l’heure, le gouvernement n’accorde qu’une oreille discrète à cette revendication des enseignants. De fait, aucune issue n’est envisageable. Le durcissement de la grève est à  craindre du côté des grévistes avec de  probables marches sur les ministères.

Pendant ce temps, les élèves et écoliers sont à la maison et dans les rues de Cotonou. Au grand dam des parents qui ne savent point à quel saint se vouer. Les classes des écoles et établissements sont abandonnés dans le même temps.  Le risque d’une année blanche ne pointe pas pour l’heure à l’horizon mais la situation reste préoccupante. Le  ministre de l’économie et des finances  et ses homologues ont à charge de trouver un palliatif au présent problème.

Négociation

La revendication des enseignants est fondée. Du moins note-t-on une discrimination parmi les agents permanents de l’Etat, qui du reste ne bénéficient pas des mêmes avantages tout en travaillant pour le même gouvernement. Dès lors, la table de négociation se présente comme le seul panacée pour mettre les deux parties d’accord. Sinon, ce sont les élèves et leurs parents qui sont les premiers  perdants dans cette histoire. Plus loin l’enseignement béninois qui est déjà assez décrié pour son nouveau programme qui ne dote pas les apprenants des rudiments nécessaires pour affronter la vie future se retrouve à nouveau au creux de la vague. Et ce pour une période dont personne ne peut prévoir la durée.

Oswald DOSSEY

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