Grégoire Laourou après l’adoption du rapport général par la commission budgétaire le vendredi dernier : « Je crois que nous avions un budget qui a été remanié à hauteur d’a peu près deu

Publié le par L'informateur

Le vendredi 16 décembre dernier les députés membres de la commission budgétaire étaient au parlement pour adopter le rapport général conformément au programme. Les travaux se sont bien déroulés et le rapport a été adopté. Si  tous les amendements apportés par les députés n’ont pas  été acceptés compte tenu de certaines contingences du gouvernement, le budget à lui-même à été remanié à plus de deux milliards même si le montant initial du budget général de l’Etat n’a pas été modifié. L’honorable Grégoire Laourou Président de la commission des finances et des échanges en donne les explications que nous vous livrons ici. Lisez.

Quelles sont les  amendements apportés au budget ?

Les innovations je vous remercie de me poser la question, vous savez que dans un tel exercice, les députés ont la possibilité de déposer des propositions d’amendements, ce qu’ils ont fait. Mais malheureusement, compte tenu des contingences économiques, nous assistons à une situation de rareté des ressources. Une situation qui n’a pas permis au gouvernent de prendre en compte tous les amendements. Néanmoins, certains amendements majeurs ont été pris en compte. Il s’agit par exemple de la construction de l’aéroport de Tourou, il avait été initialement retenu pour la poursuite des travaux un crédit de un milliard. Les députés ont trouvé cela insuffisant et le gouvernement malgré les difficultés a décidé de porter ça à deux milliards donc un milliard de plus. C’est un amendement majeur qui a été retenu. Il y a la construction du siège de l’hémicycle, vous savez les députés toutes tendances confondues ont trouvé que d’abord ça n’allait pas vite, il y avait un crédit d’a peu près un milliard inscrit dans le projet mais de discussion en discussion le gouvernement a marqué son accord pour augmenter d’un milliard. Donc là aussi nous avons un milliard qui est venu s’ajouter à ce qui existait. Il y a d’autres petits projets qui n’avaient pas été pris en compte mais sont finalement pris en compte avec ce projet de budget. Là, sous réserve de l’approbation de ce budget par la plénière des députés, et bien je crois que nous avions un budget qui a été remanié à hauteur d’a peu près deux milliards deux cent ou deux milliards cinq cent. Mais ça je tiens à le préciser sans que le montant initial du budget ait été touché. Cela veut dire que vous retrouverez à la fin de tous ces aménagements là, le montant du budget tel qu’il a été transmis ici, c’est- à- dire un budget de 1016 milliards cfa

Expliquez nous le miracle qu’il a eu.

Le miracle, c’est que nous n’avons pas créé des charges nouvelles. Nous avions diminué certaines dépenses pour augmenter d’autres qui étaient insuffisantes. Vous savez que le budget de la construction de l’hémicycle est passé de un à deux milliards. Ça veut dire qu’on a pris sur un autre projet qui avait plus de deux milliards, celui-ci devient plus fort et l’autre affaibli. Il n’y a pas eu augmentation de charge pas plus et des ressources additionnelles. C’est cela le mécanisme qui a contribué à nous amener au résultat que je venais de vous livrer. Vous savez, le député, il est élu au plan régional c’est vrai mais c’est un député national. Il ne peut pas s’accrocher aux seuls projets de chez lui et dire qu’il est satisfait ou pas. De par les intérêts de toutes les régions au Bénin, c’est cela qui est important. Donc le président n’a pas encore pris connaissance du budget.

Quel est l’effectif des amendements ?

L’effectif des amendements, il n’y a pas question d’effectif ! Ça veut dire quoi ? Tous les amendements ont été étudiés mais tous n’ont pas eu de bonnes résolutions. Si je prends par exemple le projet du traitement de la drépanocytose, vous savez qu’il y a un centre de traitement à Pahou, nous avons demandé qu’on renforce ce projet de 150 millions. Malheureusement ça n’a pas été possible puisque le ministère des finances n’a pas accédé à ça. Ils estiment que les ressources qui sont là ne permettent pas de faire face à ce besoin.

La route de Bopa...

Vous me ramenez sur la question de la région du président. Vous savez c’est un député national et on ne peut pas conditionner le vote du budget par la prise en compte d’un projet d’une région plutôt que d’une autre. Le budget sera présenté et les députés vont aviser. Tout ce que je vous ai dit reste provisoire et en plénière les choses peuvent encore évoluer.

Il paraît que les charges réparties pèsent lourd dans le budget...

Cela ne pouvait en être autrement puisque ces charges sont là pour tous les ministères. Les crédits sont là et on peut y recourir en cas de difficultés dans certains ministères. Ce n’est pas le poids des dépenses non réparties qui pose problème. C’est la gestion qui va en être faite.

Est-ce que la loi des finances sera votée ?

Tous les députés sont d’accord pour ça

Est-ce à dire que le rapport général est adopté aujourd’hui ?

S’il n’était pas adopté, mais vous avez vu que nous étions là depuis le matin. On n’a pas duré parce que vous savez, nous avons passé de longues heures, de nombreux jours à étudier, à adopter les rapports spéciaux. Ce sont des rapports sectoriels et la synthèse que nous avons fait aujourd’hui donnent le rapport général.

En termes de recommandations, est ce qu’on peut avoir une idée ?

Les grandes recommandations, je peux vous donner trois rapidement. Les députés toutes tendances confondues ont insisté pour qu’à l’avenir, l’on puisse faire en sorte qu’ils assistent aux débats d’orientation général du budget, c’est-à-dire à la première étape afin d’écouter le gouvernement et que le gouvernement les écoute. Deuxièmement, les députés ont eu le sentiment à travers les abattements qui sont faits que le budget qu’ils votent n’est souvent pas ce qui est exécuté. Et donc s’il devait y avoir des amendements de ce type, que le gouvernement veuille bien introduire un collectif budgétaire et le gouvernement et le parlement s’entendent sur les niveaux d’abattement. Ensuite, la récurrente question de la consommation des crédits, le faible niveau de la consommation des crédits et il est recommandé de prendre des dispositions pour corriger cet état de choses. Cela passe par la nomination des DRFM. Ça veut dire que ne peut plus être DRFM ou DPP qui n’a pas le profil de financier ou d’économiste. On ne peut pas emmener un maçon dans une menuiserie et lui demander de produire un bon résultat.

En 2012, les DRFM qui n’ont pas de profils seront remerciés ?

Ce n’est pas moi qui nomme. Le député n’a que la possibilité de faire des recommandations, leur exécution relève de la compétence exclusive du gouvernement.  

Propos recueillis et  transcrits par Geoffroy Wusa pour le Quotidien L’Informateur.

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