Gouvernance approximative à l’institution consulaire : Comment des cadres ont pillé la Ccib

Publié le par L'informateur

Depuis un certain temps, certaines mauvaises langues font croire que le président Ataou Sofiano, alors président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin a fait preuve d’une légèreté incomparable dans la manipulation des deniers publics. Ceux qui distillent dans l’opinion les accusations du genre ont certainement des éléments de preuve à faire valoir. Sans nul doute. Ce qui est certain, c’est que les investigations à mi-parcours que nous avons essayées de mener pour en avoir le cœur net sur la mauvaise gouvernance pendant la présidence en question révèlent totalement autre chose. Pas qu’il n’y a pas eu de casserole sous les deux mandatures du président Ataou Sofiano. Mais la gouvernance approximative a été notamment le fait de certains cadres qui entouraient le président. On dira, comme l’a écrit Jean Pliya que « dans une entreprise, seul le chef est responsable. Il ne doit jamais accuser ses subordonnés ».

Ainsi, on peut attribuer une certaine légèreté au président au moment des faits. La conséquence, c’est qu’il a manqué de taper du poing sur la table au moment où il le fallait. Ceci, en cherchant à voir clair dans les conditions dans lesquelles des sous sortent contre décharge et à des destinations qu’il cernait à peine. Aujourd’hui, ces cadres qui ont le temps de retourner leur veste après avoir réussi  à faire décaisser de l’argent à l’insu du premier responsable de l’institution sont les premiers à émettre des critiques sur une gestion.

Bien évidemment, le président pourra se défendre sans grande difficulté ; lorsqu’on sait que les retraits ont été faits sans que le président ne donne son avis. Sans oublier qu’il existe des pièces comptables qui ne véhiculent nullement les traces du président Ataou Sofiano.

Les exemples sont légion qu’on pourra présenter aux lecteurs en temps opportun pour leur religion. Mais pour le moment, que dire de ce haut cadre en position on ne peut plus influente au niveau de l’administration de l’institution et qui est allé prendre des mains des services financiers la somme de deux millions avec comme motif « Dans le cadre du scrutin du 18 novembre 2007 ». L’enveloppe a été perçue à l’avant-veille du scrutin organisé par le ministère du commerce dans le cadre du renouvellement des instances dirigeantes de la Ccib. La décharge ne mentionne rien d’autre en dehors du fait qu’elle fait allusion vaguement à un scrutin consulaire. Est-ce pour une mission dans le cadre du scrutin? Ou alors l’argent était-il décaissé de manière générale pour l’organisation dudit scrutin ?

Dans tous les cas, peut-on faire un retrait jusqu’à un montant de 2 millions contre décharge ? Et comme par hasard, ils sont tapis dans les rangs de l’actuelle équipe dirigeante, ces voleurs de la République qui osent trouver ailleurs les vrais auteurs de la mauvaise gouvernance à la Ccib qu’ils avaient organisée.

On y reviendra

Laurent Akouêyikou

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