Gestion de la crise du football au Bénin : Aplogan travaille pour une solution consensuelle

Publié le par L'informateur

Le ministre Didier Aplogan s’en est vertement pris à certains médias lors de l’émission « Pur foot » de la télévision nationale. Il a critiqué le fait que certains médias envahissent le football béninois. Le problème est que, selon le ministre, ces médias passent plus de temps à remuer le couteau dans la béante plaie que constitue la crise au sein de la Fédération béninoise de football (Fbf). Ceci déplace la crise finalement de la fédération, du football pour la poser dans la presse. Le ministre de la jeunesse des sports et loisirs est vraiment inquiet. Pour lui il faut sauver à tout prix le football béninois de cette crise qui ne fait que perdurer. Les craintes du ministre s’expliquent par le fait que l’immixtion de la presse dans les problèmes a souvent le mérite d’informer le peuple de tout ce qui  s’y passe. Mais elle a pour inconvénient d’empêcher les médiations. Le fait que plusieurs informations sortent de toutes parts contribue à accroitre les soupçons chez chaque protagoniste de la crise. Chaque partie cherchant à faire passer sa part de vérité comme la seule plausible. Or le ministre Aplogan joue un peu le rôle de médiateur dans cette crise qui secoue depuis maintenant longtemps le football béninois. C’est donc tout naturellement que Didier Aplogan invite les médias à laisser place aux négociations. Il faut rappeler que le ministre Didier Aplogan est entré au gouvernement il y a seulement deux mois. La crise dans laquelle végète le football béninois date de plus d’un an déjà. Le ministre est comme accueilli à chaud par cette crise. Et sans tenir compte de ce qu’il vient de se mettre en réelle position de savoir les tenants et aboutissants de la crise, certaines personnes se permettent d’utiliser les médias pour embrouiller les pistes possibles. Le ministre a voulu donc demander le silence autour de ce dossier afin qu’il joue son rôle de médiation.

Alors silence pour que le ministre travaille !

Mais au-delà de ce que le ministre se sent particulièrement gêné par ce qui se passe à travers la trop grande médiatisation de la crise, il faut reconnaître que plus d’un observateur s’ inquiètent  des tenants et aboutissants de cette crise.

 

Les inquiétudes de l’Odem

Dans un communiqué de presse rendu public le mardi 17 mai 2011, l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem) a rappelé les professionnels des médias à plus de responsabilité dans la gestion des informations relatives à cette crise. L’odem a, à travers ce communiqué mis l’accent sur les exigences qui sont celles d’un homme de médias lorsqu’il doit aborder des sujets spécialement critique. Mais au-delà l’organe d’auto censure des médias a rappelé un certains nombres de faits et écrits qui inquiètent. « Face à la crise qui secoue le football béninois depuis un moment, l’Observatoire de la Déontologie et de l’Ethique dans les Médias (ODEM) constate avec amertume le mauvais rôle que jouent certains organes de presse. Ainsi, certains journalistes sont devenus des acteurs de premier plan dans cette crise et ont délibérément fait le choix de quitter le terrain de l’information pour celui de la défense de l’un ou l’autre camp. Du coup, il n’y a plus de jour où on n’enregistre dans les colonnes des journaux, sur des antennes de radios ou écrans de télévision des propos injurieux, diffamatoires ou à la limite orduriers. Un spectacle non seulement déshonorant, mais aussi et surtout honteux pour notre presse», remarque le communiqué.

C’est dire donc la quête du sensationnel a détruit l’enjeu que devrait constituer la résolution de la crise au sein de la Fbf. La crise est devenue un fonds de commerce dans les médias. Tout se passe comme si certaines personnes sont dans la logique de voir perdurer la crise mais aussi de voir mourir le football béninois et à sa suite les équipes nationales dans la discipline.

 

L’appel de la Fifa

Dans l’une de leurs dernières correspondances, les responsables de la Fifa avaient convié tous les acteurs de la crise au sein de la Fédération béninoise de football à s’asseoir autour d’une table et à tendre la main les uns aux autres afin que le football et les fans du sport roi retrouvent la joie des stades. Le nouveau ministre n’a pas voulu perdre du temps en se mêlant de ce que la Fifa peut faire ou non. Il a montré les 1er signes d’une personne prête à faire tout son possible pour que les acteurs du football retrouvent le rectangle vert des stades du Bénin.

La 1ère stratégie a été de se rassurer que la Fifa veut que les acteurs béninois se mettent ensembles. Après coup, le ministre s’est mis à l’écoute des acteurs ; il organise des rencontres mais accepte malgré tous les critiques. Il n’y a finalement de jour sans que le ministre Aplogan ne fasse de nouvelles propositions de sortie de crise.

Alors le ministre a fait siennes les recommandations de la Fifa. Se retrouver tous ensembles c’est mieux dit-on. Tout le monde doit faire silence alors pour que le ministre travaille.

 

Inquiétudes et esprit d’ouverture du bureau exécutif de la Fbf

De sources bien proches du président de la Fbf, il est murmuré que le président de la Fbf est fatigué par cette crise. Mieux il semblerait que le président ait demandé en personne la médiation du ministre. Anjorin Moucharaf se montre très disponible vis-à-vis du ministre qui, lui, travaille à plein temps pour la résolution de cette crise. C’est dans une optique de conciliation et d’entente Anjorin Moucharaf se serait dit très disposé à une solution de mixage au sein du bureau exécutif de la Fbf.

Cela dit, et si les informations faisant état de ce que c’est l’actuel président de la Fbf, Anjorin Moucharaf, qui a souhaité un mise ensemble des énergies avec sa volonté et forte disponibilité à partager le bureau avec les autres.

Anjorin Moucharaf a montré qu’il ne s’accroche à rien ; et qu’à tout instant il ne refuserait pas de démissionner si c’est la condition pour que le football avance et se développe au Bénin.

 

Enfin une vraie proposition de sortie de crise

Le ministre pense avoir gagné le jackpot. La possibilité que lui offre le président Anjorin Moucharaf de pouvoir mettre sur pied un bureau exécutif de la Fbf composé des représentants de toutes les parties en crise est perçue comme une opportunité à saisir. Dans ce sens les critiques par médias interposés ne feront que rendre les choses plus compliquées. Comment tout un peuple peut-il se permettre de ne pas saisir cette chance de voir tous les acteurs autour d’un même idéal qu’est le football.

La presse mise à l’écart, il est à espérer que le camp opposé au président Anjorin Moucharaf accepte de se mettre autour d’une table pour discuter. Il reste aussi à espérer que la proposition d’un exécutif mixte pour diriger la Fbf reçoive l’assentiment des opposants à Anjorin. Voilà pourquoi la presse doit se mettre plus ou moins à l’écart de la gestion de cette crise.

Mais quoiqu’il en soit, le ministre Guy Aplogan est présenté par ces plus proches parents et alliés comme un homme vigoureux, plein de motivation et qui ne recule devant aucune difficulté. Ces qualités seront bien nécessaires pour que les jérémiades de qui que ce soit n’empêche le nouveau ministre de poursuivre très paisiblement ses activités qui entrent dans le cadre de la résolution de la crise.

Silence, le ministre Guy Aplogan travaille !

 

Claude ALOFA

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