Formation militaire dans le camp de Bembèrèkè : Les Normaliennes victimes de harcèlement sexuel

Publié le par L'informateur

Les élèves institutrices communément appelées Normaliennes, admises dans les camps militaires dans le cadre du service militaire obligatoire, souffrent le martyr. A Bembèrèkè où elles ont été débarquées, loin de leur fiancé ou mari, ces Normaliennes subissent la terreur de certains militaires indélicats, incapables de maîtriser leur libido. Du moins, elles sont victimes de harcèlement sexuel. Au camp de Bembèrèkè par exemple, des sources proches des militaires eux-mêmes, ont indiqué que les élèves institutrices, en moins de deux semaines de formation, ont pour la plupart le moral bas ; très bas même, puisqu’elles doivent subir au quotidien les affres de formateurs qui ont chaud dans leur slip. Si certaines jeunes filles admises dans ce camp militaire ont dû céder à l’intimidation ‘’en écartant leurs jambes’’, peut-être contre leur gré, pour avoir un peu la paix, des femmes qui tiennent encore à rester fidèles à leur conjoint, celles-là qui résistent encore, n’ont que leurs yeux pour pleurer. Et pour cause ! Elles font l’objet de persécutions et de punitions très souvent inconvenantes. Pour une formation qui doit durer 30 jours, les normaliennes se demandent à quelle sauce elles seront mangées si déjà après 10 jours de formation, la pression pour leur réclamer le sexe est aussi élevée.

C’est le lieu d’en appeler à la responsabilité du ministre d’Etat chargé de la défense nationale. Issifou Kogui N’douro doit discipliner sa troupe afin que les filles contraintes au service militaire dans nos camps de formation ne soient point la cible des hommes en uniforme qui ont leur zizi en mains.

La formation militaire perd toute sa valeur si elle doit être un tremplin pour la déchéance morale et la violation des mœurs. Le harcèlement sexuel est d’ailleurs puni par la loi. C’est  pourquoi les auteurs de ces actes répréhensibles se doivent de se la boucler avant que nous ne commencions à les dénoncer nommément.

 

Un traitement inéquitable par ailleurs…

Sur un autre plan, les Normaliens qui suivent depuis le 25 octobre dernier la formation militaire dans les camps de Ouidah et de Bembèrèkè, subissent un traitement discriminatoire sur lequel il convient d’attirer l’attention des autorités compétentes. En effet, ces élèves instituteurs et institutrices sont appelés à concourir le 20 novembre prochain dans le cadre d’un recrutement. Et ce, au même titre que d’autres candidats qui ne sont pas en formation militaire. Ces derniers sont libres de préparer ce concours, contrairement aux normaliens internés dans les camps militaires et sous le stress permanent des bruits de godasses. Comme on peut le constater, toutes les chances ne sont pas a priori égales pour tous les candidats à ce test. Le ministre des enseignements maternel et primaire, doit prendre en mains ce dossier afin de ne pas pénaliser les Normaliens qui sont en formation militaire.

Vivien MITCHAÏ

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