Formation de secrétaires comptables de la Ccib à Esperanza : D’Alcantara Zocli en plein dans le délit d’initié

Publié le par L'informateur

La Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) organise bientôt à l’intention des secrétaires comptables et assimilés un atelier de formation sur plusieurs jours. L’objectif est bien noble. Il s’agit de pouvoir renforcer la compétence de ces cadres au niveau de la Ccib.

Seulement, ce qui surprend plus d’un, c’est le lieu retenu par le Comité spécial transitoire de la Ccib pour abriter ladite formation. Il s’agit de l’institut de formation Espéranza situé à Cotonou.  Selon les informations dignes de foi, M. Pierre d’Alcantara Zocli, président du Cst/Ccib est le responsable de cet institut. En tout cas, bien avant qu’il soit appelé par le chef de l’Etat pour présider le Cst, il s’est toujours identifié à la télé comme étant le patron de cette unité de formation. On comprend alors mal qu’aujourd’hui, il profite de sa position au niveau de la Ccib pour drainer les agents à former au niveau de l’institution consulaire vers son centre de formation. Les observateurs, déçus, parlent de délit d’initié. Puisqu’il sera le signataire du bon de commande pour la formation (pour ne pas dire le chèque de paiement de la prestation) demandée par la Ccib, en même temps qu’il sera  le réceptionnaire dudit chèque.

Cela est difficile à comprendre dans le Bénin d’aujourd’hui où à tous les niveaux, il est prôné la bonne gouvernance. On n’insistera pas ici sur le président Zocli qui a récemment laissé croire devant les caméras de la télévision qu’il assure une mission bénévole à la tête du comité transitoire. Evidemment, même si Espéranza ne gagnera pas de l’argent à l’issue de cette session de formation, c’est tout de même un coup de publicité à cet institut que le promoteur veut de référence.

Venant de M. Zocli pour l’idéal qu’il prône, ce n’est pas tout à fait compréhensible.

De l’autre côté, le chef de l’Etat n’y comprendra pas grand-chose. Déjà, certains dénoncent les nombreux avantages sur lesquels il refuse de cracher dans une mission bénévole. A y ajouter le délit d’unité, cela fera trop pour un monsieur qui a pris son temps pour faire la promotion des valeurs.

On continue de croire, au niveau de notre rédaction qu’il s’agissait d’une erreur qu’on peut encore corriger. Puisque la formation n’a pas encore démarrer. Nous osons croire donc.

Laurent Akouêyikou

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