Exposition du 1er ministre dans tous les dossiers de la République : L’avenir politique de Koupaki de plus en plus compromis

Publié le par L'informateur

Premier ministre, premier des ministres, homme des grands chantiers et des grands dossiers, c’est bien ce à quoi le prédestine son poste. Mais Pascal Irénée Koupaki est homme des dossiers à rebondissement, des dossiers qui présentent un caractère complexe. Koupaki est trop au charbon. C’est vrai le premier ministre doit faire ses preuves ; il doit être éprouvé pour qu’on ait la preuve de sa maîtrise des dossiers et des rouages de l’Etat. Et cela Koupaki s’y met ou il y est mis depuis quelques années. Mais ou bien le premier ministre n’est pas très chanceux ou bien tout est mis en œuvre pour qu’il compromette son future politique.

On se souvient qu’en plein feu de l’action en 2008, des rumeurs sont propagées faisant état de ce que le dossier relatif à la Société de développement du coton (Sodeco) est mal ficelé et que l’appel d’offre qui devrait retenir la société chargée de fournir les intrants pour la production du coton de la saison 2008-2009 est truqué. Or tout le dossier est piloté par l’actuel premier ministre. A  l’époque des faits, Pascal Irénée Koupaki était ministre de l’économie et des finances.

Au début du second mandat du président Yayi réélu, c’est la fièvre des réformes et de la refondation. Le chef de l’Etat laisse la main à son premier ministre qui est sur tous les fronts ; du moins ceux que le président ne voulait pas occuper. Ainsi pour le dossier de la douane c’est le chef de l’Etat lui-même qui s’en est chargé. Mais la suite reviendra au premier ministre. Il doit conduire de bout en bout le choix de l’entreprise qui devra suivre le côté technique de la réforme. Ce travail aura connu diverses fortunes. Mais de plus en plus la polémique monte pour manifester de supposées contradictions. Des liens sont établis entre le management du 1er ministre et le balbutiement du Pvi- Nouvelle Génération. Koupaki est malmené et la stabilité d’appréciations sur sa personne est compromise.

Plus près de nous, il y a quelques semaines ce sont les enseignants qui montent au créneau et menacent. Boni Yayi met le 1er ministre au charbon. Il doit rendre compte au chef de l’Etat.

Mais la grève s’enlise. Les solutions presque rares. Le premier ministre obligé de s’expliquer, décide avec le gouvernement de censurer les enseignants en grève. Il y aura défalcation. Mais de telles décisions font peur et conduisent à des réactions. De quelque manière que se soit compris, la grève des enseignants n’est pas de nature à faciliter les choses pour le 1er ministre.

Au total beaucoup de choses exposent le premier ministre sur la place publique. Et sur les sujets qui fâchent il se prononce et prend position. Il y a donc polémique sur sa personne. Les mécontentements contre le gouvernement sur ces sujets sont reversés sur sa seule personne. Le future politique de l’homme semble vraiment compromis.

Claude ALOFA

Publié dans Politique

Commenter cet article