Evolution du dossier Icc-Services : La famille de Akplogan déménage pour Kandi

Publié le par L'informateur

Dans notre livraison en date du 11 novembre 2011, nous écrivions que le gouvernement béninois semble avoir changé de stratégie dans la gestion du dossier Icc-Services. Aujourd’hui, les faits nous donnent quelque peu raison : le gouvernement a bien changé de stratégie.

Guy Akplogan, le cerveau pensant  de la nébuleuse Icc-service ne séjourne plus à la maison d’arrêt de Cotonou. Depuis quelques jours, il a été déplacé. Disons qu’il a été transféré vers une autre geôle. Il s’agit de la prison civile de Kandi située à plus de 500km de Cotonou.  Guy Akplogan vient ainsi d’être séparé de l’autre baobab de ce scandale, Emile Tégbénou.

Et comme si  sa famille ne veut pas le laisser seul dans sa mésaventure, elle suit ses pas. A défaut de faire l’expérience de la prison avec Guy Akplogan, ses proches parents ont élu domicile à Kandi dans le département de l’Alibori. L’objectif dit-on est non seulement de lui témoigner toute la sollicitude dont il a besoin en ces moments douloureux, mais également d’être aptes à pouvoir mettre à la disposition du détenu spécial tout ce dont il a besoin, le long de son séjour forcé sur la terre de Kandi, pour une prison on ne peut plus dorée. 

Evidemment, il est difficile de croire, en faisant l’option de disperser les principaux prévenus dans le cadre du dossier Icc-services,  que l’objectif du pouvoir de Boni Yayi est de rendre la vie difficile à ces derniers. Il s’agit beaucoup plus d’une mesure pouvant limiter les tentatives d’obstruction à la manifestation de la vérité.

On se rappelle que le 10 novembre 2011, Etienne Tiando, précédemment responsable financier de Icc-services, Jean Marc Akplogan également de Icc-services sans oublier François Francisco de l’autre structure de placement de fonds illégaux de fonds, ont été déplacés de Cotonou. Ainsi, depuis environ un an maintenant, Jean Marc Akplogan est gardé à la prison civile de Ouidah. Son autre pair de Icc-services dans le même prolongement, soit à Lokossa et M. Francisco à la maison d’arrêt de Missrété.

 

Franck KPOCHEME

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