Eric Houndété à propos de la grève dans l’éducation : « Le chef de l’Etat ne peut pas radier les enseignants »

Publié le par L'informateur

Le députe Eric Houndété a demandé, hier sur Canal 3 Bénin, au chef de l’Etat de privilégier le dialogue, au lieu des menaces, dans le cadre de la crise éducative.

« Il est dit dans le décret que les reversés ont droit à la grève. Ils ont la garantie d’aller en grève. Le droit de la grève est un droit constitutionnel. Ils sont allés en grève. Le chef de l’Etat ne peut pas les  radier», a déclaré le député de l’opposition.

Eric Houndété suggère au gouvernement de faire preuve de bonne foi.  Il a noté la disponibilité des grévistes  à dialoguer pour un dénouement heureux. Il a expliqué qu’ils  ont fixé  des échéances allant de 2012 à 2014. Le député de l’Union fait la nation (Un) dénonce la mauvaise gouvernance et le non sacrifice des dirigeants dans la gestion de cette crise scolaire. Il souhaite que  Boni Yayi  prenne langue avec les concernés pour une sortie de crise.

Un  chef de l’Etat  sans salaire est dangereux 

«  Un chef de l’Etat, qui ne prend pas de salaire, est plus dangereux que le chef de l’Etat qui prend de salaire. Si un chef de l’Etat n’a pas de salaire, la tentative de piocher partout est grande. », a déclaré le député de l’opposition. 

Erice Houndété a indiqué que les émoluments du chef de l’Etat sont  inscrits au budget national. Mais il ne cherche pas savoir combien. Mais le député ne comprend pas comment  Boni Yayi ne soit pas payé pour les services rendus à la nation.  Il persiste et signe que le président de la République coûte un montant à l’Etat.

Les chars disposés devant les maisons du chef de l’Etat à Cotonou et à Parakou ne sont pas ses patrimoines privés, a précisé l’honorable de l’Un.  Encore, Boni Yayi voyage à l’intérieur du pays avec l’hélicoptère. Ce sont des véhicules de l’Etat qui le suivent dans tous ses déplacements. Tout cela a un prix, forcément. Un prix que l’Etat paie. Eric Houndété ne comprend pas pourquoi on agite que Yayi ne perçoit rien depuis son arrivée au pouvoir en 2006. Le député conclut que le chef de l’Etat coûte un montant aux contribuables béninois.

Les populations s’opposent à la révision

« Nous sommes menacés. Surtout, nous qui sommes de l’opposition. Nos mandants nous menacent pour dire de ne pas réviser la Constitution (….) Les populations ne veulent pas la révision de la Constitution. », a expliqué l’invité de Canal 3 Bénin.

Il faut ouvrir un débat national sur la révision de la loi fondamentale, estime Eric Houndété. Il attaque le président de l’Assemblée nationale qui aborde la question avec des électeurs sur le terrain. Il  a précisé que Mathurin Nago n’est pas le porte-parole des députés. L’honorable de l’Un trouve que le président du parlement s’est déplacé avec « une délégation monocolore ».

Eric Houndété dénonce l’acharnement qui consiste à réviser ici et maintenant la Constitution. L’opposition n’est pas partie prenante dans ces conditions. Le parlementaire ne voit pas l’urgence qui motive la modification, illico presto, de la loi fondamentale. Il faut un débat regroupant la mouvance, l’opposition, la société civile et  acteurs autour de cette question cruciale pour le Bénin. Le député rejette toute forme de lapidation de la révision comme le vote à la va-vite de la loi référendaire.

L’Un est plus jamais soudée

« L’idéal de l’Union fait la nation  est de poursuivre la volonté population de 2008. Ce sont des gens décidés et  déterminés qui sont prêts à construire le Bénin. Ne regardez pas ceux qui ont fait défection », a martelé l’ami politique de Lazare Sèhouéto.

Le député de l’opposition réaffirme l’unité au sein de l’Un après le départ de la Rb. Il confirme que Bruno Amoussou reste à la tête de l’Union fait nation  pour des victoires éclatantes. Le départ de la Renaissance du Bénin n’a pas  fragilisé l’union. Les « unionistes » sont plus jamais soudés pour des batailles électorales à venir.

Concernant le « dialogue social », Eric Houndété a démonté les incohérences de ce dialogue. Le président de la République n’a jamais envoyé des lettres officielles à l’Un dans ce sens mais des lettres privées. Encore, ce  dialogue n’entend pas prendre en  compte la gouvernance, la Lepi et autres  grands dossiers de la nation. Il en est de même pour la prétendue « main tendue » de Yayi à l’opposition.

Le tigre ne proclame pas sa tigritude, estime Eric Houndété qui réaffirme son opposition au chef de l’Etat.

Aziz IMOROU

Publié dans Politique

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