En raison de la crise au sein du conseil communal : 9 arrondissements d’Allada ferment leurs portes dès lundi

Publié le par L'informateur

Le blocage apparent qui s’observe au sein de l’organe exécutif de la commune d’Allada avec à la clé l’entrée en dissidence de 14 conseillers communaux dont le premier et le deuxième adjoint au maire, Grégoire Houadjèto et Cyprien Togni  est sur le point d’atteindre malheureusement  les structures administratives à la base de la cité d’Adjahouto. C’est le moins qu’on puisse dire au regard des informations qui nous parviennent de ce côté du département de l’Atlantique. En effet, il se susurre dans certains milieux politiques que dès le lundi 23 août 2010, 9 arrondissements sur les 12 que compte la commune d’Allada, vont mettre la clé sous paillasson. Autrement dit, ils vont fermer leurs portes aux administrés afin d’amener les autorités gouvernementales et préfectorales à prendre la mesure des récriminations venant de la majorité des conseillers (14 sur 19) contre le maire Lucien Houngnibo et à régler, conformément aux lois en vigueur, la crise qui secoue depuis plus de deux mois maintenant, le conseil communal.   L’arrondissement central d’Allada, Hinvi, Agbannou, Lissègazoun, Tokpa, Lon-Agonmè, Ayou, Avakpa, et Ahouannonzoun, sont les 9 arrondissements qui menacent de fermer leurs portes jusqu’au règlement définitif de cette crise qui crée beaucoup de préjudices à la commune d’Allada mais qui laisse apparemment indifférents le maire  Lucien Houngnibo, le Préfet  de l’Atlantique et du Littoral, Jules Honorat Hessou, le ministre de la décentralisation, Allassane Séibou. En effet, depuis le 20 juillet 2010, un vote de défiance a été prononcé contre le maire d’Allada. Le Préfet, autorité de tutelle,  à défaut d’entériner cette destitution, devrait dans l’ordre normal des choses, se substituer au maire pour convoquer réglementairement le conseil extraordinaire devant régulariser cette volonté devenue  irréversible de la majorité des conseillers communaux d’Allada, d’éjecter Lucien Houngnibo de son fauteuil pour, disent-ils, « désaccord grave, crise de confiance ». Jules Honorat Hessou, depuis plusieurs semaines maintenant, après avoir constaté l’échec de la conciliation, devrait prendre ses responsabilités en exerçant les prérogatives que lui confère l’article 8 du décret N°2005-376 du 23 juin 2005 relatif à la destitution du maire. Mais hélas !  A peine que le Préfet de l’Atlantique et du Littoral et le ministre en charge de la décentralisation, savent-ils que la persistance de cette crise crée non seulement des préjudices à la commune d’Allada en terme de développement mais réduit aussi la cote de popularité jadis acquise par le chef de l’Etat dans cette cité historique : c’est un secret de polichinelle que l’administration communale d’Allada tourne au ralenti depuis que cette crise a commencé. Allada a commémoré par exemple le cinquantenaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale dans une ambiance morose  caractérisée par une bipolarisation déséquilibrée du conseil communal. 14 conseillers communaux, ne reconnaissant plus la légitimité du maire, ont boycotté les manifestations transformées sous l’égide du maire et des 4 autres conseillers acquis à sa cause, en une tribune de réplique, de défi et de ravinement du fossé creusé entre les dissidents et le maire Houngnibo. C’est dans ce contexte que Allada a fêté les 50 ans de l’indépendance du Bénin. Depuis lors, plus rien ne bouge. On gère la tension au quotidien. La politique de division a pris le pas sur la politique du développement. Comme si cela ne suffisait pas pour crier que la cité d’Allada ne mérite pas de traîner le pas dans son émergence et ceci par la faute de quelques uns,  voilà 9 arrondissements sur les 12 de la commune qui menacent de mettre fin à leurs activités dès lundi. 

La situation est suffisamment grave. Le chef de l’Etat, seul et unique perdant de ce bras de fer qui fait décourager et désespérer nombre de ses partisans à Allada, doit constater que ses collaborateurs peinent à solutionner cette équation. Il doit alors prendre au plus tôt son bâton de pèlerin pour parer au plus pressé. La promotion du yayisme dans la cité d’Ajahouto en dépend notamment.

Ignace SOGLO

Publié dans Politique

Commenter cet article