Elections présidentielle et législatives : La coalition Abt met Dossou et Yayi en garde contre le scénario ivoirien

Publié le par L'informateur

La coalition Abt 2011 a donné, le week-end écoulé, une conférence de presse à Cotonou pour condamner Robert Dossou et Boni Yayi qui, selon elle, veulent conduire le Bénin dans une impasse électorale à l’ivoirienne.

En effet, les lieutenants de Bio Tchané, président de la Banque ouest africaine de développement (Boad),  ne voient pas d’un bon œil le fait que le Bénin ne dispose pas d’une liste électorale à 3 mois des élections législatives et présidentielle. « A 3 mois des élections, il n’y a pas de lois électorales. La Cour constitutionnelle a confisqué les lois électorales. », s’indigne le député André Dassoundo. Son collègue Samou Adambi ajoute l’exécutif à la liste des obstacles électoraux. « La Cour et le gouvernement sont responsables de cette situation. », affirme l’ancien maire de Parakou.

Mais nul ne peut prétendre connaître l’issue de ce  chaos électoral en vue. « Où est-ce qu’ils veulent nous conduire ? Où est-ce qu’ils veulent nous amener ? », s’interroge pour sa part l’honorable Walis Zoumarou. D’ailleurs, la Cour constitutionnelle outrepasse ses prérogatives, semble dire André Dassoundo, vice président de l’Assemblée nationale. « C’est pour la première fois que la Cour dit que l’autonomie de l’Assemblée est une autonomie de gestion. », s’insurge André Dassoundo contre la Cour de Robert Dossou.

En tout cas, loin de donner raison à la coalition Abt, la situation est préoccupante à cette veille des échéances électorales au Bénin. Maintes fois transmises à la Cour pour la vérification de la conformité, les lois électorales ont subi autant de fois la rigueur du président Robert Dossou. Elles ont été cassées, somme toute. Pourtant, les élections sont prévues pour se tenir en mars 2011. Pas de lois électorales. Aucune liste électorale. Pas de Céna. Le corps électoral n’est pas convoqué pour une date donnée. « La Cour constitutionnelle de Robert Dossou et le gouvernement Boni Yayi préparent un chaos électoral », estiment certaines mauvaises langues. Il urge que la Cour constitutionnelle et l’exécutif prouvent le contraire pour le bonheur du peuple béninois qui a porté le docteur Boni Yayi au pouvoir en 2006.

Aziz IMOROU

Publié dans Politique

Commenter cet article