Echec des négociations syndicat- gouvernement : La grève se poursuit dans les écoles

Publié le par L'informateur

La salle de l’Infosec était exigüe pour la rencontre syndicats-gouvernement. A l’ordre du jour  deux points : situation dans le secteur de l’éducation et les questions diverses. Conduite par le premier ministre Irénée Koupkaki, la délégation gouvernementale exhorte à la reprise des cours des enseignants en attendant une formulation des revendications à l’endroit du gouvernement.

Pascal Todjinou, Paul Issè Iko, Gaston Azoua et autres camarades de lutte se sont concertés avec les membres du gouvernement sous la houlette de Pascal Irénée Koukpaki. Dans une ambiance détendue les protagonistes ont abordé les problèmes qui fâchent et induisent les grèves répétitives de soixante douze heures observées depuis le 24 janvier dernier par les enseignants.

A l’entame de la rencontre, le premier ministre a rappelé que des concertations préalables ont déjà réuni les syndicalistes et le gouvernement en juillet 2011. Au sortir de cette précédente concertation les deux parties se sont accordées pour une accalmie sociale et la fin des grèves afin de rassurer les investisseurs. Cependant, aucune clause ne stipulait le non entré en grève à la suite de menaces des acquits sociaux. Mais force est de constater que face à la montée du front des trois ordres d’enseignants par rapport au relèvement du point indiciaire de 1,25 il faut réagir. C’est dans cette optique que le premier ministre a eu à rencontrer  les représentants du front et pris langue avec les différents ministres pour sortir de la crise. C’est cette quête qui est à la base de la rencontre d’hier.

Les syndicalistes  sont venus à la table des négociations en rang dispersé. Pour l’Unstb et autres, il faut que les enseignants reprennent le travail. Pour d’autres centrales il n’en est pas question. C’est ce visage divisé qu’offre le collectif des syndicalistes à l’entame des négociations dans la soirée d’hier.   Toute disposition qui ne facilite pas les négociations de sortie de crise.

Dans le rang du gouvernement, pas moins de six ministres étaient présents à la table des négociations. A ces derniers, il faut ajouter la directrice de cabinet du chef  de l’Etat qui avait pris part aux négociations. C’est dire que c’est la grande mobilisation du côté du gouvernement qui prend à cœur cette grève répétitive des enseignants. D’ailleurs pour le premier ministre, c’est une bonne chose que cette séance se tienne le jour de la signature de la charte nationale de  gouvernance pour le développement. Charte dans laquelle il est à retenir dans les valeurs fondamentales la vérité, l’abnégation et le travail. De ces valeurs le premier ministre a bien voulu placer la séance des négociations sous le sceau de la vérité. Les syndicalistes ont-ils une oreille pour se résoudre à reconnaitre que les caisses de l’état ne peuvent point subvenir à leur revendication ? La réponse est bien non pour l’heure.

Oswald DOSSEY

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