Dossier acquisition de scanners pour la vérification des importations : La preuve que les cadres n’aident vraiment pas Yayi

Publié le par L'informateur

Le jeudi 16 décembre 2010 la commission interministérielle chargée de dépouiller les dossiers d’appel d’offre relatif à l’acquisition des scanners devant servir à vérifier les produits importés a travaillé comme on en a jamais vu. Une vitesse de croisière qui ne laisse aucun doute sur les intentions cachées des membres et le coup qui est préparé une fois de plus sur le dos du régime du changement.

Si le bilan économique de Yayi est catastrophique, la responsabilité des cadres de notre pays en est pour beaucoup. En tout cas, tout porte à le croire. Jeudi dernier, ces cadres se sont encore faits remarqués dans le dossier relatif à l’acquisition de scanners pour contrôler les produits importés dans notre pays. Les membres de la commission interministérielle chargée de ce dossier ont procédé au dépouillement dans des conditions qui ne garantissent aucune transparence au point où aujourd’hui certains soumissionnaires nationaux comme étrangers s’étonnent de ce que cela puisse se passer ainsi au Bénin. Un plan bien monté qui vise simplement à donner le marché à l’un des soumissionnaires au détriment des autres. Effectivement ce plan a été bien exécuté puisque, pour une opération de dépouillement qui se déroule normalement en plusieurs phases, ladite commission a tout fait le même jour avec entrain. Elle n’a pas jugé utile dans ces conditions de faire en sorte que tous les soumissionnaires soient effectivement là même si cela n’est pas obligatoire. Une fois qu’on veut précipiter les choses,  cela sous entend forcément d’autres dispositions ; ce qui n’a pas été le cas. Selon nos investigations, la commission s’est réunie et tout s’est déroulé comme une lettre à la poste. Les Membres ont vite apporté leur violon pour éviter qu’on revienne dessus le lendemain. Pour ce faire bonne conscience, ils ont appelé très tard dans la nuit du jeudi certains soumissionnaires de venir assister à l’ouverture des offres financières, ce qui est chose rare. Qu’est-ce qui, dans ce dossier justifie qu’on aille à une heure aussi avancée ? Si cela ne cache véritablement pas quelque chose ? En tout cas, dans ce dossier, il est question que le chef de l’Etat cherche à comprendre ce qui s’est vraiment passé. Cela est d’autant plus important que nous sommes en fin de mandat.

Vivien Mitchaï

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