Déclaration de la journée du vendredi chômée et payée : La stratégie de Yayi pour une mobilisation nationale à son investiture

Publié le par L'informateur

Le vendredi 28 janvier est déclaré chômé et payé sur toute l’étendue du territoire nationale. C’est du moins l’une des décisions du conseil des ministres du vendredi 21 janvier. Un autre jour de plus de chômé dans un pays où les analyses les plus optimistes reconnaissent la nécessité de travailler un peu plus, ceci ressemble bien à de l’irresponsabilité. Déjà les nombreux jours déclarés chômés sous le régime du changement avaient donné une mauvaise habitude à la jeunesse scolaire et estudiantine. Une tendance à espérer des jours de repos pour ne pas se rendre à l’école s’est généralisée. Et cela commençait déjà à devenir un vice. Les plaintes n’ont pas encore fini dans les couloirs de l’intelligentsia nationale que le chef de l’Etat et son gouvernement ont lancé un autre jour de repos pour l’administration publique. Mais cet énième jour de repos suscite des réflexions issues d’informations recueillies dans les milieux généralement bien informés.

En effet il est clair que pour un cinquantenaire des forces armées béninoises il aurait fallu juste un quartier libre pour les hommes en uniforme et le tour est joué. Et ce n’est pas l’idée qui n’a pas circulé. Bien au contraire, de sources bien informées, cette proposition avait été faite au chef de l’Etat, au chef d’Etat-major et au gouvernement pour que les forces armées aient un quartier libre pour la célébration du cinquantenaire de l’armée. Mais hélas, le chef en a décidé autrement. Le vendredi 28 est déclaré chômé et férié. La raison est toute simple selon des proches du chef de l’Etat. Il aurait tiré leçon des problèmes que les leaders de l’Un avaient eus quant à la mobilisation et le déplacement des militants devant venir du septentrion. En effet, ces militants ne pouvaient pas se mettre dans un bus le samedi matin à l’aube et être encore actif le samedi. Le président Boni Yayi a donc décidé de trouver un argument valable pour que les militants du septentrion et d’autres régions éloignées de Cotonou puissent se rendre disponibles pour occuper les places réservées dans les bus louées pour la circonstance.

Manipulation politique et gaspillage des ressources humaines de l’Etat au profit d’intérêts égoïstes, voilà ce à quoi se résume la décision de déclarer le vendredi 28 janvier férié, chômé et payé.

Claude ALOFA

Publié dans Politique

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