Décès d’un enfant suite à la déroute d’un camion à Dèkoungbé : Les populations réclament la fin de l’exploitation du sable lagunaire

Publié le par L'informateur

La cabine du chauffeur bien enfoncée dans une maison créant la chute des mures d’une case, c’était le malheureux spectacle auquel les populations du quartier Dèkoungbé hier à Godomey. Le pire aura été la mort par cet accident d’un bébé de moins d’un an. Comme dans la plupart de ces situations, le message est resté le même. Le chauffeur a perdu son volant qui s’est bloqué. Il n’a pu rien faire d’autre que de laisser le camion Bern foncé droit sur cette maison avec pour conséquence cruelle la destruction de la vie de ce bébé qui n’aura eu de vie sur terre que de quelques mois bien moins d’1 an. Quel triste spectacle ! Les populations elles sont plutôt fatiguées. Elles déclarent que de tels accidents sont devenus le quotidien de leur vie. Il n’y a de jour, disent-ils, sans qu’un camion ne dérape et ne crée de dégâts à Dèkoungbé. Mais d’où viennent ces camions ?

Depuis l’arrêt de l’utilisation du sable marin pour la construction des bâtiments au Bénin, plusieurs localités ont été transformées en carrière d’exploitation du sable lagunaire. Dèkoungbé est l’une de ces localités. Mais avec cette spécificité que cette localité regorge de plus de 10 sites destinés à l’exploitation du sable lagunaire. Alors les populations de Dèkoungbé sont fermes. Elles ne veulent plus d’exploitation du sable lagunaire dans leur localité.

Après les populations de Gbodjè Amahoun et de certaines autres localités, c’est maintenant le tour des populations de Dèkoungbé de demander l’arrêt de l’exploitation du sable lagunaire dans leur quartier.

 Claude ALOFA

Publié dans Société

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