Dds Ouémé-Plateau : Vol d’une centaine de balles de moustiquaire imprégnée

Publié le par L'informateur

La  semaine dernière, les responsables de la Direction départementale de santé de l'Ouémé-Plateau ont fait l'amer constat de la disparition du magasin  112 balles de moustiquaires imprégnées. Il s'agit de 83 balles de 50 unités et 29 balles de 40 unité, soit au total 5310 moustiquaires imprégnées destinées à 5310 ménages. Contacté au téléphone, le directeur départemental de la santé confirme l'information mais il a été peu bavard et pense que la police est informée et a déjà le dossier en main. Il ajoute que le procureur a déjà écouté les premières personnes interpellées et qu'il faut laisser la justice faire son travail afin  que la vérité éclate sur cette affaire qui lui ôte tout sommeil. Voilà l'actualité à la Dds de l'Ouémé en ce moment où les autorités sont en pleine campagne de distribution de moustiquaires imprégnées. Depuis cet amer constat, les responsables de la Direction ont  alerté la police qui a fait, semble-t-il une bonne moisson. En effet les éléments du commissaire central de Porto-novo, El -Hadj Allédji sont entrain de démanteler un réseau. A la date d'aujourd'hui, il y a déjà eu 8 interpellations. Il s'agit de 4 dames revendeuses au grand marché de Porto-Novo, le gardien de la Dds, 2 des chauffeurs de la Dds, et 1 agent du programme nationale de lutte contre le paludisme (Pnlp). D'après les informations glanées,  les moustiquaires retrouvées au marché chez les dames en question, présentent les caractéristiques de celles dont on a constaté la disparition et  les dames ont reconnu qu'un certain Habib, responsable d'un  maquis de la ville  capitale passe au marché leur remettre les moustiquaires à vendre et repasse les soirs faire le point, ramasse les sous puis renouvelle le stock. L'un des chauffeurs arrêté reconnait dans ses déclarations avoir une fois aidé le magasinier jusque-là introuvable, à sortir 8  balles de moustiquaires de la direction. Quant à l'agent du programme de lutte contre le paludisme, il reconnait dans ses déclarations que son ami, le magasinier est un suspect mais il refuse d'être l'un de ses  complices. Toutefois, la perquisition opérée chez lui a livré un résultat dont il a de la peine à donner les provenances des objets. Et mieux, il lui est arrivé, surtout pendant le temps de cette cabale du magasinier de communiquer avec lui à des heures tardives  alors que le portable de ce dernier est toujours resté éteint. Cela veut dire que c'est quand il veut communiquer avec lui qu'il allume circonstanciellement son appareil pour l'éteindre une fois la conversation terminée. La police a mis la main sur ces individus les a auditionnés avant de les présenter au procureur vers la fin de la semaine dernière. Le procureur les a libérés après examen des déclarations en attendant que la police  ne mette la main sur le magasinier et le nommé Habib qui passe au marché pour déposer la marchandise et récupérer les fonds auprès des bonnes dames. Cela veut dire que les enquêtes se poursuivent et que les deux principaux éléments du réseau jusque-là en cabale n'ont certainement plus beaucoup de temps à passer dehors. C'est la promesse ferme de la police.

Géoffroy Wusa

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