Culture des stupéfiants à Cotonou : Une plantation de chanvre indien au cœur de Zongo

Publié le par L'informateur

Une découverte pas comme les autres a été faite, mardi 15 novembre, dans la ville de Cotonou. Il s’agit d’une plantation de chanvre indien et d’un marché  d’ossements humains au centre du ghetto marchand de  Zongo.

Le quartier Zongo est un champ de prédilection des gangsters, estiment certains observateurs. On ajoute même que ce quartier constitue un ghetto de fumeurs de chanvre indien. Mais il y a aussi pire dans cette agglomération du 5è arrondissement de Cotonou.

En effet, certains habitants de ce quartier ne s’adonnent pas uniquement aux activités commerciales. Ils cultivent du chanvre indien pour alimenter les marchés de la ville métropolitaine du Bénin. La police  y a découvert, contre toute attente, un champ  de chanvre indien. Une plantation bien entretenue au cœur de la vile de Cotonou sort de l’ordinaire. Et ce n’est pas tout. Un certain nombre de crânes humains ont été découverts et des témoignages font état de ce qu’une sorte de marché de produits prohibés s’anime au cœur de cette cité. 

Le pot-au-rose a été découvert lors de l’opération de  dégagement des boutiques et hangars anarchiques entreprise par la Mairie de Cotonou dans le cadre de la visite du Saint Père dans notre pays. Les agents de la police et de la mairie ont essuyé des sueurs froides lors de cette opération. Les habitants, préparés à l’avanc,e ont déclenché l’intifada à leurs hôtes «indésirables» sur les lieux. Les jets de pierres et de gourdins ont été mis à contribution pour bouter hors de Zongo les fonctionnaires de la police et de la mairie de Cotonou. Une telle intifada a eu raison d’un agent de la municipalité qui est aussitôt admis dans l’une des  cliniques de la place.

Mais pourquoi les habitants se sont-ils soulevés contre les policiers et les agents municipaux ? La raison est toute simple. « Ils ont déclenché l’intifada pour une raison bien précise. Ils veulent protéger la plantation de chanvre indien», clarifie un jeune homme. Si telle est leur mission, ils n’ont pas pu l’accomplir. L’intifada n’a pas empêché les forces de l’ordre d’accomplir leur mission. Les hangars et les boutiques illégaux sont tombés un à un.

Aziz IMOROU

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