Crise sociale/ Impasse dans les négociations gouvernement/syndicats : Le face-à-face n’a pas eu lieu hier

Publié le par L'informateur

Le face-à-face entre l’exécutif et les syndicats n’a pas eu lieu, hier, à Cotonou. Le gouvernement n’a pas convoqué ses partenaires sociaux pour les négociations.

 

Toujours le statut quo.  Le protocole d’accord entre le pouvoir et les travailleurs n’a  pas été signé. Les syndicats sont prêts. Les autorités gouvernementales ne le sont pas.

« Il n’y a pas eu de négociations», précise le secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) Pascal Todjinou. Il en est de même pour le secrétaire général adjoint de la Centrale syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) Paul Issè Iko. « Nous avons attendu depuis le matin. Le gouvernement ne nous a pas appelés. Mais ce sont les autorités gouvernementales  qui convoquent  la séance », renchérit le bras droit de Gaston Azoua.

Mais qu’est-ce qui s’est passé pour que le régime n’invite pas les centrales syndicales hier ? Il faut dire que l’exécutif n’entend pas signer le fameux protocole d’accord à l’étape actuelle. Le Premier ministre Pascal Koupaki, le meneur en chef des négociations, est rentré déçu mardi dernier. Seulement parce que la Cstb  de Gaston Azoua, la Cgtb de Pascal Todjinou, la Csa/Bénin de Dieudonné Lokossou et la Cosi de Georges Kakaï Glèlè  ont rejeté en bloc ses propositions.

En effet, sous l’œil vigilant de Pascal Koupaki, le gouvernement demande aux syndicats une trêve sociale sur plusieurs années, pour permettre à Boni Yayi de mettre en œuvre sa refondation. Sauf que les travailleurs n’entendent pas de la même oreille. Ils exigent la signature du protocole d’accord avec à la clé la démilitarisation de l’administration publique. Encore, les partenaires sociaux réclament la liberté syndicale sur toute la ligne. Un feu vert  pour la poursuite des grèves, peut-on dire. 

Là, les débats se sont enlisés. Et aucun des protagonistes n’a voulu accepter les propositions de l’autre. Le protocole d’accord des fameux 25% sur salaire n’a pas été signé dans ces conditions. Le gouvernement et les syndicats se sont levés dos-à-dos.  Mais les choses n’ont pas évolué outre mesure.

 

Aziz IMOROU

Publié dans Actualité

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