Crise dans l’enseignement : Où est passé le médiateur de la République ?

Publié le par L'informateur

Le médiateur de la République, le professeur Albert Tévoédjrè est abonné absent dans la crise qui secoue l’éducation nationale depuis plus d’un mois déjà. Pas de communiqué de presse, pas d’information infiltrée qui puisse laisser transparaître que le médiateur de la République prend au sérieux La situation que vit la jeunesse béninoise studieuse.

Mais ce silence commence par inquiéter plus d’un. Pourquoi l’homme reconnu comme très prolixe de par le passé lointain et très récent d’ailleurs ? Mieux, il semble bien que le médiateur de la République a même obligation d’intervenir dans cette crise.

En effet, au terme du décret portant création, organisation et fonctionnement du médiateur de la République doit s’autosaisir de toute crise latente ou éclatée qui surviendrait entre les pouvoirs publics et un corps de la société béninoise. L’existence d’une telle disposition légale explique l’incompréhension de la société béninoise face à ce silence du médiateur de la République. Que Boni Yayi et son gouvernement se taise face à ce qui apparaît comme la crise de l’année, c’est encore acceptable puisqu’il peut dire être occupé par autres priorités de la République ; mais que le professeur Albert Tévoédjrè garde le silence dans une telle crise, cela inquiète et laisse perplexe à plus d’un titre.

D’abord est connu pour son sens aigu de citoyenneté au point où il se reconnaît le droit d’intervenir sur toutes les situations de crise de la nation. Et puis il occupe un poste où il a pour fonction d’intervenir et de jouer le rôle de médiation entre les protagonistes. D’ailleurs il n’y a pas crise ni rupture de contrat entre les prisonniers et la société ou les pouvoir public pour que le médiateur se trouve une tâche spéciale de passer dans les institutions d’arrêt de la République. Ces déplacements font l’objet de grande communication et propagande. Alors il n’y a pas de raison de ne pas voir Albert Tévoédjrè activement impliqué dans la crise qui secoue l’enseignement maternel et secondaire. Car la meilleure façon d’éviter l’emprisonnement et donc les problèmes des prisons au Bénin, c’est d’éduquer le peuple et surtout les enfants et les jeunes. Alors comment peut-il se faire que le médiateur de la République abandonne le système éducatif en crise au moins dans plus de 90% de ses composantes et se livrer à des tournées de constats de l’état des lieux dans les prisons ?

Les citoyens les plus compréhensibles supposent que le médiateur serait hors du territoire national. Serait-il allé à la rencontre de Barack Obama, il doit rentrer précipitamment lors que le système éducatif se trouve bloqué du fait d’une grève lancée par les enseignants et du silence des autorités nationales face à cette crise qui continue en augmentant d’intensité.

A y voir de très près, la crise dans l’éducation vient de boucler son moi d’existence. Depuis pratiquement 5 semaines l’école béninoise dort. Et pour cause ! Une méchante grève mine le secteur. Chaque semaine et trois jours sur les cinq ouvrable les enseignants abandonnent salle de classe, craies et leurs enseignés pour des heures paisibles de repos ou d’autres activités. Pendant ce temps, les écoliers et élèves sont livrés à eux-mêmes. Hélas !

Claude ALOFA

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