Crise dans l’enseignement : La confédération syndicale internationale rappel Yayi Boni à l’ordre

Publié le par L'informateur

La confédération syndicale internationale (Csi) basée à  Bruxelles, Belgique a saisi le président de la République du Bénin dans une correspondance en date du 23 mars dernier sur la gestion de la grève des enseignants. Pour la Csi, l’exécutif béninois bafoue le droit des enseignants syndicalistes  béninois.

«  Nous demandons à votre gouvernement de mettre fin aux harcèlements, aux intimidations et aux arrestations de grévistes et de syndicalistes, et de faire en sorte que la grève puisse se dérouler dans des circonstances normales et que les travailleurs qui y participent  ne soient plus licenciés et remplacés. » Telle est la recommandation  de la confédération syndicale internationale ( Csi) par l’intermédiaire de sa secrétaire générale à l’endroit  du chef de l’exécutif béninois. En effet, face à la détermination des syndicalistes d’obtenir gain de cause sur la revendication de la prime d’incitation à la fonction enseignante, le gouvernement las de rappeler à la reprise des cours des enseignants avait décidé en son conseil extraordinaire  des ministres du 14 mars la radiation de la fonction publique béninoise de tous les enseignants. C’est cette mesure que la Csi juge hors de propos pour inviter le gouvernement par le biais du président de la république à de la justesse dans ses prises de décisions. Pour l’en convaincre, la confédération syndicale internationale rappelle  les lois du bureau international de travail que violent lesdites décisions. Pour citation : « l’expulsion du secteur public de travailleurs en grève, leur remplacement par d’autres travailleurs ou l’interdiction d’une grève sont des violations graves des conventions c87 – sur la liberté syndicale- ainsi que de la constitution béninoise qui reconnait et garantit le droit de grève. En plus, comme membre de l’Oit, et signataire des conventions susmentionnées, le Bénin est tenu à préserver et promouvoir les droits et principes qui y sont contenus. »

La confédération syndicale internationale a, en outre fait cas des exactions survenues au cours des manifestations. Ainsi le cas des arrestations de Yessoufou Ganiou et son épouse, professeurs au collège d’enseignement  général du quartier Akpakpa de Cotonou et des 14 enseignants du collège de l’Entente dans la journée du mercredi 21 mars ont été analysées. De même un rappel  a été fait des cas de Jules Amoussouga et de Cécil Ayadokoun, responsables syndicaux arrêtés dans la ville d’Abomey. Autant d’actes que la Csi  désapprouve en ces termes : « Les informations qui nous parviennent montrent qu’actuellement, le modus operandi de votre gouvernement consiste en la radiation des grévistes, le bâillonnement des libertés d’expression, et des arrestations de  syndicalistes. »

Bref, la Csi  est très au parfum des évènements ayant traits à la crise dans le secteur éducatif béninois. La gestion dont en fait le gouvernement de Yayi Boni est dénoncée par la confédération qui estime que l’exécutif béninois fait de l’intimidation.

Oswald DOSSEY

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