Crise au conseil communal d’Allada : Le 1er adjoint Houadjèto met le préfet Hessou devant ses responsabilités

Publié le par L'informateur

Après la dernière marche des populations de la cité d’Adjahouto appelant le Préfet de      l’Atlantique-Littoral à convoquer le conseil devant statuer sur le vote de défiance du maire Houngnibo en rupture de confiance avec 15 conseillers sur les 19 que compte la commune d’Allada, une contre marche s’annonce ce jour dans la ville. Dans un courrier adressé au préfet de l’Atlantique-Littoral, le premier adjoint au maire de la commune d’Allada, Grégoire Houadjèto fait quelques observations sur les récents évènements qu’enregistre la cité d’Adjahouto. Il dénonce une politique de deux poids deux mesures et met Jules Honorat Hessou devant ses responsabilités en ce qui concerne les dérives qui pourraient être occasionnées par la marche de ce jour. 

(Lire l’intégralité de la lettre de Grégoire Houadjèto au Préfet)

 

HOUADJETO Grégoire

Premier Adjoint au Maire d’Allada

Allada, le 28 Octobre 2010

A

Monsieur le Préfet des départements de

L’Atlantique et du Littoral

 

Réf : 011/2010/M-AL/PAM

 

Objet : a/s Manifestations prévues pour le vendredi 29 octobre 2010 à Allada

 

Monsieur le Préfet,

Il nous est revenu qu’en réplique au sit-in organisé par la population d’Allada le 25 Octobre 2010, des invitations sont entrain d’être distribuées à Allada ce jour en votre nom pour une marche demain 29 Octobre 2010 à travers toute la ville.

Cette invitation est accompagnée de la demande d’autorisation du sit-in signée par Monsieur Akpahounka Coffi, de l’interdiction du sit-in qu’Akpahounka n’a pas reçu, et un courrier de la Cour Constitutionnelle le concernant.

Monsieur le Préfet, c’est au cours d’une Emission radio le Samedi 23 Octobre 2010 animée par Monsieur Zacharie Ahouandjinou et consorts (tous du camp de Monsieur Houngnibo) que nous avons été informés que le sit-in a été interdit par le Maire. Jusqu’au Dimanche, nous n’avons pas été informés de cette interdiction. Mais du côté  des conseillers en désaccord avec le Maire, j’ai pris soin  d’écrire  au commandant de compagnie  pour lui demander  d’assurer la sécurité  des conseillers, des personnes  et des biens  sur le lieu de sit-in.

Néanmoins, les six banderoles confectionnées par les manifestants ont été saisies par la police nationale. N’eût été notre présence sur les lieux pour contenir les manifestants, cet acte aurait dégénéré. Monsieur le Préfet, nous ne ferons rien de notre côté pour troubler les manifestations de demain. Néanmoins, je voudrais vous faire les observations ci-après :

1/ S’il est vrai  que le maire  a interdit  le sit-in  comme le prouve  le document ci-joint, alors il devrait également  interdire la manifestation de demain  pour éviter  de faire  deux poids deux mesures.

2/ L’invitation  précise  que la manifestation  est autorisée par qui  de droit.  Si ce n’est donc pas  le maire qui l’a autorisée, c’est alors le préfet  puisqu’il est dit  que c’est le préfet  qui invite la population.

3/ Les banderoles  saisies lors du sit-in  n’ont pas permis aux  manifestants de passer  leur message au Président de la République  comme ils le voulaient. Nous ne pouvons pas présager  ce qui se passerait  demain si les marcheurs  se déplaçaient  avec  les banderoles.

4/ Plus d’un  s’élèvent  déjà contre  la distribution  du courrier de la Cour Constitutionnelle  concernant Monsieur Akpahounka,  Monsieur  le Préfet, votre mutisme dans le dossier  de la commune d’Allada  est coupable,  puisque  vous appuyez Mr Houngnibo K. Lucien  qui, depuis  le mois de Mai 2010  assure la direction  de la mairie d’Allada  dans l’illégalité.

Vous n’êtes  pas sans savoir  que quinze (15) conseillers sur dix-neuf (19)  dont neuf (09) Fcbe, compte-tenu  de la mauvaise gouvernance  dudit maire, ont réclamé  son départ. Faut-il croire  que vous êtes  effectivement à la solde de Mr Houngnibo qui…………….? 

Monsieur le Préfet, demain Allada  sera  en feu et en sang  et vous serez  tenu responsable. La lettre d’invitation  de demain vendredi  n’est signée de personne  ce qui prouve  que c’est dans l’illégalité  absolue  que les griots de Houngnibo  veulent opérer.

Quant à la décision  de la Cour Constitutionnelle  concernant Mr Akpahounka, beaucoup  d’eau a coulé déjà  sous le pont et aujourd’hui Mr Akpahounka jouit  entièrement de ses droits civiques  en matière d’élection. Malgré cela, Mr Akpahounka a été le Directeur de campagne de Mr Houngnibo lors des communales de 2008, Election qui a amené Houngnibo à la tête de la Mairie d’Allada.

D’autre part, il m’est difficile  de comprendre  que des courriers  officiels  de la Mairie d’Allada  deviennent des tracts  distribués dans toute la ville  d’Allada.  Pensez-vous  qu’une administration peut marcher  comme ça ? Mr Houngnibo et ses griots  ne connaissent rien  de l’administration puisque  les courriers officiels  se retrouvent  dans les rues. Cela va-t-il  encore durer longtemps ?

Vous êtes tenu  de prendre toutes vos responsabilités  avant qu’il ne soit trop  tard.  Ce courrier fera objet demain de publication dans les journaux pour prendre l’opinion nationale  et internationale à témoin.

Recevez mes sentiments de très haute considération.

 

Grégoire C. HOUADJETO

 

Pièces ci jointes : 04

 

 

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