Crise à la Fbf : Modeste Kérékou désavoue les démissionnaires

Publié le par L'informateur

Modeste Kérékou, ministre des sports,  s’est prononcé, hier,  sur la crise à la Fédération béninoise de football (Fbf) au cours de l’émission « Zone franche » de Canal 3 Bénin. Il désavoue les démissionnaires en apportant son soutien à Moucharafou Anjorin, président de la Fbf.

Le successeur d’Etienne Kossi ne reconnaît qu’un  seul bureau de la  Fédération béninoise de football (Fbf) à l’étape actuelle de la crise. Celui de Moucharafou Anjorin. « Il existe une crise. Il s’agit de la démission de douze commissaires fédéraux qui reprochent un certain nombre de choses au président de la Fédération béninoise de football, Moucharafou Anjorin. Nous avons tenté une médiation qui n’a pas abouti. Les deux  parties sont restées campées sur leur position. La Fifa et la Caf ont diligenté une commission au Bénin. Les membres ont écouté les acteurs de la crise. Ils ont dit qu’il ne leur renvient pas  de prendre une décision. Ce n’est que le comité de crise qui les a envoyés qui prendra la décision.  J’ai dit que le ministère des sports se garderait de prendre une  quelconque position que ce soit dans cette crise. La mission de la Fifa dit nous ne reconnaissons que la légitimité de Mouchourafou Anjorin qui  est le président de la Fédération béninoise de football  jusqu’à nouvel ordre.  Ce sont la Fifa et la Caf qui organisent les compétions de football. Pour éviter des sanctions au Bénin, je ne peux que travailler avec la fédération reconnue par la Fifa et la Caf.  », explique le ministre des sports.

Modeste Kérékou, ministre des sports, a parlé enfin. Stop à la crise ! Moucharafou Anjorin, président de la Fbf, n’est pas à son premier mandat. Nombre d’acteurs de football se sont opposés à sa réélection. Mais ce sont ces mêmes démissionnaires qui ont mis tout en œuvre pour que la réélection du successeur de Martin Adjagodo passe comme une lettre à la poste. En l’espace de deux ans, ils reviennent dire ce que tout le monde connaît, en démissionnant de la Fbf. Nonobstant les injonctions de la Fifa et de la Caf, ils élisent un bureau bis de la  Fbf. Seulement parce que leurs intérêts sont menacés actuellement. Mais « quand le vin est tiré, il faut le boire. », estiment certains observateurs du cuir rond.  Le successeur d’Etienne Kossi ne souhaite pas le contraire. « Il faut que les gens cessent de penser à leur petite personne pour que le football évolue.  Je continue de parler  avec les deux parties pour que nous trouvions un issus heureux à cette malheureuse crise », préconise Modeste Kérékou avec un air sérieux.

Aziz IMOROU

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