Crime crapuleux à Cotonou : La femme du Dst Gbaguidi assassinée

Publié le par L'informateur

Ils ont certainement profité  de l’absence  de son époux du territoire national pour commettre leur sale besogne. Il s’agit des hors- la- loi qui ont ôté la vie à la femme  du Directeur des services techniques (Dst) de la Marie de Cotonou. Les populations d’Akogbato dans le 12ème arrondissement de Cotonou ont été en effet  réveillées hier  par une triste nouvelle. Dame Clotilde Capo-Chichi  épouse Gbaguidi a été retrouvée  morte, le corps  gisant dans un bain de sang  dans une chambre au domicile de son mari.  Son corps couvert de blessures a été découvert  aux environs de 7 heures du matin  par ses enfants qui devraient se rendre au marché. Ces  enfants seraient  venus  chercher de l’argent auprès de leur mère pour faire des emplettes. Mais l’ont  retrouvée inerte. Les premiers constats  effectués sur le corps de la défunte  font état d’un assassinat  perpétré par des individus  encore tapis dans l’ombre. La regrettée est apparemment rouée de coups, sa tête fendillée et son corps sans vie abandonné à côté de son lit. Selon les témoignages recueillis sur place, les hors- la-loi ont pu accéder à la chambre à coucher du Dst en faisant le mur et en se frayant une entrée par le premier étage. Cette nuit du lundi au mardi, le garçon aîné du Dst, 22 ans, se serait endormi autour de 23 heures. Sa sœur et la domestique seraient restées en éveil jusqu’à 1h 30 avant de se coucher. Aux environs de 3 heures du matin, le garçon aîné aurait entendu du fond de sa chambre sa maman en pleine communication avec leur père hors du territoire national. Il dit n’avoir plus entendu de mouvement jusqu’au petit matin avant de retrouver sa maman dans un bain de sang. Les hors la loi n’auraient rien emporté après leur forfait. Du moins, pour le moment, il n’est pas signalé de disparition de biens matériels et ou financiers après le passage de ces sans foi ni loi.  Ils ont ôté la vie à dame Clotilde Capo-Chichi  en lui fracassant le crâne en trois (excusez de peu). Après leur forfait, ils ont pris une chemise du Dst pour nettoyer le sang qui coulait par saccade. Aussi, ont-ils laissé sur les lieux du drame un trousseau de clé. Ce sont là quelques éléments qui serviront  certainement de pistes aux spécialistes en la matière pour l’enquête. Il y aurait certainement des empruntes sur la chemise utilisée par les criminels pour essuyer le sang.  Par ailleurs, les traces de sang dans la chambre permettent de dire que la dame s’est débattue avant de s’éteindre.

 

Tristesse et lamentations à Akogbato…

Un tour au domicile de la victime hier  à Akogbato permet de  constater la grande  consternation  qui y règne. Tous ceux qui apprennent la triste nouvelle ne savent où mettre la tête. Ils se demandent ce qui pourrait bien amener des êtres humains qui  n’ont pas la pierre à la place du cœur à arracher la vie  à leur semblable de cette horrible manière. Sur les lieux du drame, des témoignages fusaient partout, que ce soit en faveur du Dst Basile Gbaguidi ou en hommage à la défunte.  Cette dernière, Assistante sociale de son état,  est reconnue, à l’instar de son époux, pour sa sociabilité, sa simplicité, son humilité.

Il  faut préciser qu’une fois informée, la famille de la défunte  s’est rendue sur les lieux du drame. Elle a fait appel à la police qui a procédé aux constats d’usage. Les enfants sont déplacés de la maison mortuaire gardée par les forces de sécurité publique notamment la police sur instruction du ministre de l’intérieur, de la sécurité publique et des cultes. Dans la soirée d’hier, une délégation de la municipalité de Cotonou conduite par Cakpo Tozo, Directeur de cabinet  du maire et entre autres de Joël Godonou, protocole du maire de Cotonou,  est venue présenter ses condoléances à la famille éplorée. De source échappée, on apprend que le Dst certainement abattu par cette nouvelle, va écourter sa mission au Maroc, pour descendre  au pays ce  matin. Le moins qu’on puisse faire remarquer est que ce crime a tout l’air d’un assassinat prémédité. On se demande si c’est le Dst même qui a échappé belle à cette atrocité qui, de plus en plus prend des proportions alarmantes sous nos cieux. En tout cas, il n’y a que les autorités compétence pour faire la lumière sur cet assassinat.

 

Vivien MITCHAÏ

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