Côte-d’Ivoire : Ouattara demande à Yayi l’extradition des ministres pros Gbagbo (Quelle position pour le président de l’Union africaine ?)

Publié le par L'informateur

Ils sont au total 13. Pour la plupart des anciens ministres du gouvernement de Laurent Gbagbo actuellement devant la justice internationale.

Ils sont recherchés par le juge d’instruction du 6è cabinet  du tribunal de 1ère instance d’Abidjan. Ceci, parce que des charges sont retenues contre eux.  Entre autres : vol en réunion, à mains armées avec violence et effraction ; détournements de deniers publics ; concussion et complicité ; pillage et complicités…

Aussi, un mandat d’arrêt international a-t-il été lancé contre eux.

Selon la justice et l’Etat ivoiriens, certains d’entre eux se retrouvent sur la terre béninoise.

Faisant suite à cette injonction des autorités ivoiriennes, le ministre béninois en charge de l’intérieur a déjà mis en place les diligences pour retrouver ces anciens ministres et haut responsables de la Côte-D’ivoire sous le régime défunt.

« D’ores et déjà, les services compétents de la direction générale  de la police nationale ont engagé les recherches subséquentes à l’exécution desdits mandats… » a écrit au chef de l’Etat béninois le ministre benoit Dègla.

Mais en réalité, il est à se demander si la partie béninoise est prête à se mettre dans ce rôle d’extradition. Ceci, parce que si ces personnes se retrouvent au bénin, c’est certainement parce qu’ils en craignent pour leur vie. Tout le monde sait qu’à la faveur de cette crise, il y a eu des exactions de part et d’autre.  La question se pose davantage à l’idée que le bénin assure actuellement la présidence de l’union africaine. Il aurait été alors mieux que le président de l’union africaine s’inscrive dans une logique de médiation à l’effet d’obtenir la mise en place d’instruments judiciaires véritablement indépendants. A l‘étape actuelle, il est trop tôt d’affirmer que tout se passera suivant les règles de l’art, vu la précipitation dans laquelle les mandats ont été lancés contre ces cadres. Une bonne manière de prévenir les règlements de compte.

A la limite, on peut convaincre ces recherchés  à rentrer tranquillement c’est-à-dire volontairement chez eux ; quitte à se mettre à la disposition de la justice de leur pays.

Laurent Akouêyikou

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