Correspondance du président de l’Assemblée à Me Aholou Kèkè : Nago enclenche le processus de révision de la constitution

Publié le par L'informateur

Le  Président de l’Assemblée nationale, le Professeur Mathurin Coffi Nago vient d’écrire à sa collègue Hélène Aholou Kèkè, présidente de la commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme pour lui demander  de démarrer l’examen de  cinq  textes de lois dont celui relatif à la révision de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990. Les quatre autres sont : le projet de loi portant sur le découpage de l’administration territoriale, le projet de loi portant code de procédure pénale, le projet de loi portant lutte contre le terrorisme en république du Bénin et le projet de loi portant de grève en République. Dans sa correspondance, ces 5 dossiers tiennent le président de l’Assemblée à cœur au point où il les a jugées de prioritaires.

La présidente de la commission des lois a déjà pris toute la mesure de cette correspondance et prend les dispositions pour satisfaire cette demande du président Nago qui est décidé à faire de cette 6ème législature celle qui aura mieux rempli la fonction parlementaire d tout ce que nous avons connu au Bénin jusque là. En tant que tel, la révision de la constitution sera une réalité dans les jours à venir. Ce n’est pas exclu que ce projet de loi portant révision de la loi fondamentale soit  soumis aux députés au cours de la session extraordinaire qui Nago a saisi  dans ce sens la présidente de la commission des lois aux fins de l’inviter à vite examiner  ce dossier afin que son adoption en plénière se fasse rapidement surtout avec la plus forte majorité qualifiée dont dispose actuellement le chef de l’Etat au parlement. Plus rien ne devrait en principe arrêter le vote de cette loi  qui est déposée sur la table des députés depuis la 5ème législature. 

C’est vrai qu’aujourd’hui, tous les discours officiels le  clament et au parlement,  les députés ont déjà posé un premier pas en  adoptant la loi référendaire. La cour constitutionnelle, elle aussi est intervenue en demandant une mise en conformité en débarrassant cette révision des sujets à risque et à inquiétude. Pendant ce temps, le Président de la République s’est prononcé à maintes reprises sur le sujet. Il n’a jamais varié dans sa position.  Il a martelé haut et fort et ce, même devant le Pape Benoit 16 récemment en visite chez nous  qu’il ne veut pas faire réviser la constitution pour prétendre à un autre mandat. Il dit n’être pas tenté par un troisième mandat comme le chantent certaines personnes pour communiquer contre la révision de la constitution. Le processus de révision de la constitution est donc  mû seulement par la volonté de corriger les insuffisances contenues dans la loi fondamentale des années après son usage.  Mais en dehors de ce projet de loi, le président de l’assemblée nationale se préoccupe aussi de quatre autres projets de loi non moins importants. Et il faut admirer le courage du président Nago qui a enfin décidé de mettre les pieds sur l’accélérateur dans le sens des reformes voulues par le chef de l’Etat et de la volonté de faire travailler l'institution parlementaire sujette aux critiques les plus acerbes avec les affres de la 5ème  législature. Il doit cependant s’apprêter à essuyer la témérité des enseignants et autres politiques car si la révision passe simplement comme certains le prétendent, le projet de loi sur le droit de grève donnera de l’électricité dans l’air. Il en est de même pour le projet de loi sur le découpage de l'administration territoriale. 

Geoffroy Wusa

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