Contrôle dès ce jour de la gestion de la Can Angola 2010 par l’Ige : Menace sur le ministre Kossi et ses anciens copains

Publié le par L'informateur

Branle-bas au ministère des sports. Et pour cause ! Alidou Koussé et ses hommes de l’Inspection générale de l’Etat (Ige), descendent dès ce jour, lundi 25 octobre 2010, dans les locaux de ce département ministériel pour un contrôle rigoureux de la gestion qui a été faite, il y a quelques mois, des fonds publics décaissés dans le cadre de l’expédition béninoise à la Can Angola 2010. Nécessité de compte rendu oblige, le gouvernement n’entend pas laisser dans les ténèbres des oubliettes, les malversations supposées orchestrées lors de la participation des Ecureuils du Bénin à la dernière compétition footballistique qui a eu lieu à Benguela. Etienne Kossi, ministre des sports, de la jeunesse et des loisirs au moment des faits et ses anciens collaborateurs tels que l’Assistant du ministre (Am), le Directeur des ressources financières et matérielles (Drfm), bref tous ceux qui ont eu à palper les billets de banques débloqués par l’Etat pour le compte de la Can Angola 2010, vont passer à l’interrogatoire. L’ex-ministre Kossi et ses anciens copains vont répondre aux questions de Alidou Koussé et des siens. Ces derniers se chargeront de situer les responsabilités dans la gestion financière sujette à critiques des millions gaspillés pour un piètre résultat en Angola lors de la Can 2010. De graves menaces pèsent donc sur le ministre Kossi et ses amis. Déjà, on apprend que l’ancien patron des sports dénie toute son implication dans les malversations susurrées par ci par là depuis que la compétition a été bouclée. Il aurait pointé un doigt accusateur sur l’actuel ministre des petites et moyennes entreprises Clément Dègbo qui aurait géré, alors qu’il était Directeur de cabinet du ministère des sports, les fonds alloués par l’Etat pour le compte de la Can 2010.  En tout cas, le travail que l’Ige amorce dans ce département ministériel ce jour, pourra permettre, une fois à son terme, de situer les responsabilités. Ce n’est qu’après ce contrôle que nous saurons qui a fait quoi et comment dans ce dossier qui sent le roussi.

On apprend aussi que l’engagement du chef de l’Etat de frapper très fort dès lors que les culpabilités seront établies, est total. On ne peut souhaiter que les fruits tiennent la promesse des fleurs, que ceux qui seront probablement mis en cause, subissent les rigueurs de la loi, histoire de servir de leçons à tous ceux qui ont la responsabilité de gérer la chose publique, à ne pas confondre avec sa propre chose. Le tout nouveau ministre Modeste Kérékou, du fait de ce contrôle, a de bonne raison de marcher, tel sur les œufs pour ne pas tomber dans les mêmes travers que son prédécesseur aujourd’hui dans l’œil du cyclone.

Vivien MITCHAÏ

Publié dans Actualité

Commenter cet article