Constitution : Martin Assogba projette une campagne contre la révision

Publié le par L'informateur

Le président de l’Ong Alcer  s’est opposé, hier sur Golfe Tv,  à la révision  de la Constitution. Martin Assogba demande à Boni Yayi d’abandonner  tout  projet visant à toucher à la loi fondamentale.

« Il n’est pas question de réviser la Constitution avant 2016. Je viscéralement contre la révision. C’est une révision qu’on  veut  faire en catimini », s’est enflammé l’invité de Golfe Tv.

Le président de l’Ong Alcrer ne veut pas s’arrêter en si bon chemin dans son combat contre la relecture de la Constitution.  « Comme nous avons fait avec Rékya Madougou, nous allons fabriquer les affiches. Ne touche pas à ma République. Ne touche pas à ma Constitution avant 2016. », a-t-il martelé sans détours.

Martin Assogba s’insurge contre le flou autour de la « prétendue révision » cachée au peuple. On ne sait pas s’il s’agit d’une révision. Ou bien, s’il est question d’un amendement. Ou encore, si on veut faire une relecture de la Constitution.  Le président de l’Ong Alcrer ne comprend pas ce fétichisme qui entoure un débat engageant toute la nation.  Il faut un débat national ouvert à tous les acteurs.

L’homme de la société civile a expliqué que la modification de la loi fondamentale n’est pas urgente mais la révision de la Lepi. Il trouve que la Liste électorale permanente informatisée (Lepi) est « bancale » à l’étape actuelle. Seulement parce que cette liste électorale n’a pas pris en compte des milliers de béninois qui n’ont pas voté aux dernières élections. Il faut revisiter la Lepi pour  y intégrer ces citoyens « omis ». L’audit de  cet instrument électoral doit préoccuper le gouvernement Boni Yayi, à l’en croire.

« Yayi ne doit pas menacer les enseignants »

Concernant la grève dans le secteur éducatif, Martin Assogba demande au gouvernement de se remettre en cause pour une sortie de crise. Il a démontré que les cadres ont  mal rédigé le décret relatif aux 25% sur salaire accordés aux agents de l’Etat. « C’est la mauvaise gouvernance qui est à l’origine de la crise. Les enseignants réclament sur la base d’un document. Il faut que le gouvernement reconnaisse son  erreur», a-t-il dit.

Martin Assogba a indiqué la voie de la souplesse et du dialogue au président de la République. « Le chef de l’Etat ne doit pas aller par des menaces de défalcation et de radiation.  Un chef de l’Etat ne doit menacer les citoyens. », a précisé le président de l’Ong Alcrer. Ce sont d’autres qui vont menacer et on ira voir le président de la République pour se plaindre, à en croire l’invité de Golfe Tv.

Le président de l’Ong Alcrer  a promis de lancer sa campagne contre la modification de la Constitution dans les tout prochaines semaines. Martin Assogba  rappelle que 74% des Béninois sont contre la révision.

Aziz IMOROU

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