Conflit royal à Abomey : Le palais de Béhanzin sous haute surveillance militaire

Publié le par L'informateur

Le gouvernement a  militarisé, lundi 12 décembre, le palais du roi Béhanzin. Cette décision est prise pour éviter un trouble à l’ordre public au quartier Djimè à Abomey.

Une armada de forces de l’ordre armée jusqu’aux dents a élu domicile à Djimè. Mieux, les militaires, les gendarmes et les policiers ont encerclé le palais royal. L’accès au palais de Béhanzin est interdit à toute personne étrangère ou non.

Sur l’instruction du gouvernement Boni Yayi, les forces de sécurité ont pris d’assaut le quartier Djimè. Les princesses et les princes cohabitent avec les hommes de bérets bleus et verts. Ces  militaires, gendarmes et policiers sont postés à tous les coins stratégiques du quartier. Ils sont prêts à tirer sur tout ce qui bouge. La moindre incartade de tout prince est réprimée. Telle est l’option qu’a choisie le chef de l’Etat dans le dessein de  ramener la paix au sein de la famille princière Béhanzin.

Cette décision gouvernementale faite suite à une série de successions au trône de Béhanzin. L’infirmité du roi Houédogni a favorisé  une floraison de successions. En l’espace d’une semaine, les princesses et les princes ont eu droit à deux successeurs de Houédogni. Il s’agit de Fiyankou et Houéwou Wèkèhon. On compte trois rois pour le seul et unique trône de Béhanzin. Chacun des rois nie la légitimité de son challenger. La division a quitté les chefs traditionnels pour la strate des sujets. Une telle situation risque de conduire à un trouble à l’ordre public. Mais le gouvernement fait une option préventive.

Aziz IMOROU

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